Sahara marocain : la non-reconduction du mandat de la Minurso marque un tournant décisif
La non-reconduction par le Conseil de sécurité de l’ONU du mandat de la Minurso marque l’abandon par la communauté internationale d’un cadre « obsolète » au profit d’une approche plus pragmatique basée sur l’initiative marocaine d’autonomie comme cadre exclusif de solution à la question du Sahara marocain, a affirmé l’expert et universitaire maroco-américain Mohamed Daadaoui.
Ce non-renouvellement du mandat de la mission onusienne revêt une importance particulière, étant donné qu’elle avait été créée en 1991 et conçue dans un contexte très différent de celui qui prévaut aujourd’hui, a expliqué M. Daadaoui dans une déclaration à la MAP.
Selon l’expert, cette évolution traduit « l’abandon d’un cadre obsolète au profit d’une approche plus pragmatique, axée sur une solution politique négociée sur la base exclusive du plan d’autonomie présenté par le Maroc ».
A cet égard, M. Daadaoui a relevé que le vote intervenu vendredi au Conseil de sécurité marque un « tournant décisif » dans la question du Sahara marocain et témoigne de « l’élan international grandissant en faveur de l’initiative marocaine d’autonomie, considérée comme la base la plus réaliste et la plus crédible pour un règlement politique durable » à ce différend régional.
Et de souligner, à ce propos, que le projet de résolution américain, qui a recueilli un large soutien parmi les membres du Conseil de sécurité, « visait à ancrer l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine en tant que cadre central exclusif des négociations ».
Ce développement s’inscrit dans la continuité des percées diplomatiques réalisées par le Royaume, notamment avec la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité, et renforce les arguments du Maroc qui confirment que l’autonomie sous souveraineté du Royaume constitue la voie la plus viable pour le règlement de ce différend régional, a-t-il conclu.