Le Sommet africain de l’Action a adopté une Déclaration

Le Sommet africain de l’Action a adopté une Déclaration

Ils étaient donc une trentaine de chefs d’Etat à avoir répondu à l’invitation de Mohammed VI pour participer à ce Sommet africain de l’action, premier du genre, ce qui implique qu’il y aura les suivants. La quasi-totalité des Etats africains étaient représentés. A l’issue des travaux et des débats, une Déclaration a été adoptée, regroupant les constats et les engagements des responsables africains.

1/ Les chefs d’Etat du continent soulignent que « l’Afrique, qui a le moins contribué aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, est le continent le plus touché par les changements climatiques et leurs effets sur ses territoires dont les conséquences peuvent représenter une menace pour sa paix, sa sécurité et son développement durable ».

2/ L’Afrique doit réellement développer une résilience face à ces changements climatiques, dans le sens où elle ne doit pas seulement y résister, mais aussi et surtout en sortir renforcée et mieux immunisée contre les émissions de gaz à effet de serre (GES).

3/ Les responsables africains affirment également leur « ambition de faire de l’action pour le climat un levier d’émergence, en vue de construire un modèle de développement inclusif et durable ».

« * promouvoir les politiques et les mesures en matière d’adaptation requises, qui soient aussi des catalyseurs pour une transformation structurelle profonde sur les plans économique et social en Afrique ;

* consolider nos engagements respectifs en matière de lutte contre les effets du changement climatique, pour donner davantage de cohérence à nos stratégies et avancer ensemble ; 

* accélérer la réalisation des initiatives déjà identifiées ou lancées, en s’appuyant non seulement sur nos ressources intrinsèques mais également en mobilisant les bailleurs de fonds, multilatéraux et bilatéraux ainsi que les acteurs non étatiques.

* renforcer notre coopération dans le sens de l’ambition africaine pour un développement durable et inclusif ; 

* fournir un appui efficace et concret à la mise en œuvre de cette l’ambition, à travers notamment, l’augmentation du financement public, la facilitation de l’accès au financement climatique et son rééquilibrage en faveur de l’adaptation, le renforcement des capacités et le transfert de technologies ».

A la fin de la Déclaration, et tout en réitérant leurs remerciements à Mohammed VI pour cette initiative, les chefs d’Etat et de gouvernement africains ont demandé au roi, et en relation avec le président de l’Union africaine, d’ « œuvrer pour la mise en œuvre de cette Déclaration, notamment au niveau de la coordination et du suivi des initiatives prioritaires dans les domaines de la lutte contre les changements climatiques et du développement durable ».

Trois commissions géographiques sont mises en place :

  1. La région du Sahel, présidée par la République du Niger
  2. La région du Bassin du Congo, présidée par la République du Congo.
  3. les Etats Insulaires, présidée par la République des Seychelles.



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