Crue dans l’Himalaya : le bilan s’alourdit à 1 135 morts et 4 400 disparus
Le bilan de la crue dévastatrice survenue la semaine dernière dans une région himalayenne à la frontière entre le Népal et la Chine s’est alourdi à 1.135 morts et 4.457 disparus, selon les derniers chiffres provisoires communiqués mercredi par les autorités des deux pays.
Au Népal, 1.114 personnes ont péri et 3.916 sont toujours portées disparues depuis le déferlement, le 26 août, d’une gigantesque vague d’eau glacée, de roches et de débris dans la région, a indiqué l’autorité chargée de la gestion des situations d’urgence.
Au Tibet, dans le sud-ouest de la Chine, 21 personnes sont mortes et 541 autres restent portées disparues, selon un bilan des autorités rapporté par l’agence de presse Chine nouvelle.
Une semaine après la catastrophe, les secours népalais continuent d’espérer retrouver des survivants, notamment dans les nombreux tunnels de centrales hydroélectriques et sur les chantiers de barrages de la région, où les recherches n’ont jusqu’à présent permis de retrouver que des corps sans vie.
"Les efforts se poursuivent pour sauver tous ceux qui pourraient encore être bloqués", a déclaré à la presse une porte-parole de l’agence chargée de la gestion des situations d’urgence, Shanti Mahat.
Au pouvoir depuis six mois, le Premier ministre népalais Balendra Shah, 36 ans, a présenté mercredi au Parlement un premier bilan de la catastrophe, mettant notamment en cause le rôle du changement climatique.
"Le changement climatique résulte d’une action mondiale, la réponse aux catastrophes relève aussi d’une responsabilité mondiale", a-t-il déclaré.
De nombreuses études scientifiques ont montré que l’Himalaya se réchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale, entraînant une fonte accélérée des glaciers et faisant craindre une multiplication des catastrophes naturelles dans cette région.
L'Organisation des Nations unies a évalué à 158 millions de dollars le coût des bâtiments détruits au Népal, tout en prévenant que la facture finale, qui inclura notamment les dégâts causés aux infrastructures et aux terres agricoles ainsi que les pertes humaines, sera largement supérieure.
La semaine dernière, le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal, avait, lui, estimé, que le coût de la reconstruction des régions et des infrastructures sinistrées pourrait se chiffrer à "plusieurs milliards de dollars".