Rachid Belmokhtar réagit à l’affaire du « je ne connais pas l’arabe » (vidéo)
Depuis quelques jours, les médias et réseaux foisonnent de commentaires, sarcasmes, coups de gueule sur cette phrase lancée par le ministre de l’Education nationale Rachid Belmokhtar à une journaliste de France24 qui lui demandait de faire une déclaration en arabe. Le ministre lui a répondu qu’il ne connaissait pas l’arabe.
Interrogé par nos confrères d’alyaoum24, Belmokhtar n’a pas nié les faits, mais les a expliqués. Selon lui, et alors qu’il assistait à une cérémonie officielle à Paris, cette journaliste lui avait parlé dans une langue et un style, en français, qui lui avaient semblé banals, prosaïques, bien en-deçà de son propre niveau, à lui, en français. Alors, quand cette dame lui a demandé une déclaration en arabe, « je lui ai répondu que je ne connais aucune langue, et ainsi, j’étais tranquille ». L’explication vaut ce qu’elle vaut, mais le ministre a indiqué à nos confrères d’alyaoum24 qu’il leur appartenait de juger par eux-mêmes, au regard de ses réponses en arabe, s’il connaissait la langue officielle du Maroc ou non.
Attaqué avec une grande virulence un peu partout, Belmokhtar s’est aussi entendu qualifier d’ « analphabète ». Sa réaction ? « Je n’ai pas besoin d’exciper de mon passé et de mes acquis, et encore moins de ce que j’ai fait depuis 50 ans. Je ne cherche pas la reconnaissance, mais seulement à remplir la tâche que l’on m’a confiée, à savoir sauver l’éducation de mon pays », ajoutant que « chacun est libre de me considérer comme analphabète… et si tous les analphabètes étaient comme moi, les choses iraient bien mieux ».
Le ministre de l’Education nationale a eu le mérite de répondre aux attaques dont il fait l’objet, sachant que le mutisme n’est, n’a jamais été et ne sera jamais la meilleure défense. Nous mettons en ligne, quant à nous, une vidéo d’un précédent passage de Rachid Belmokhtar à la télé, et chacun sera libre de se faire une idée sur cette question existentielle : le ministre de l’Education maîtrise-t-il l’arabe ou non ?