Torture. Amnesty International épingle (encore) le Maroc

Torture. Amnesty International épingle (encore) le Maroc

Amnesty international (AI) vient de publier son dernier rapport, dans lequel l’ONG accuse le Maroc de persister dans ses pratiques dégradantes, dans des actes de torture et, plus généralement, dans son non-respect des droits de l’Homme. AI relève bien les avancées enregistrées dans le domaine des droits humains, mais maintient son mauvais classement du Maroc.

Il faut dire que l’Etat marocain prête le flanc à ces critiques. En effet, la guerre que semble mener le ministère de l’Intérieur contre des ONG, et essentiellement l’association marocaine des droits de l’Homme, contribuent à cette mauvaise image du Maroc. De plus, et en dépit de ce que AI considère comme des éléments positifs, comme les enquêtes lancées contre des agents d’autorités ou de police ayant infligé de mauvais traitements à des détenus, l’ONG estime encore très nombreux les cas de personnes comparaissant devant des tribunaux avec des aveux extorqués sous la torture. De plus, les cas où les juges donnent suite aux plaintes de ces accusés sont relativement rares.

Les cas d’Ali Anouzla, du rappeur el Haqed et de bien d’autres sont aussi là pour attester d’une mauvaise volonté du Maroc à définitivement éradiquer les atteintes aux droits de l’Homme, ou du moins d’une lenteur dans la mise en pratique des nouveaux règlements prohibant les actes brutaux envers les détenus.

Il est vrai que le ministère de la Justice et le Conseil national des droits de l’Homme ont introduit plusieurs textes et procédures pour mettre un frein aux actes de torture dans les commissariats et les prisons, mais les réflexes ont semble-t-il la peau dure.



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