L’avortement (sous conditions) est-il en voie d’être légalisé au Maroc ?

L’avortement (sous conditions) est-il en voie d’être légalisé au Maroc ?

La Journée mondiale de la femme approche, et à cette occasion le débat sur l’avortement fait rage. « Heureuse » coïncidence, c’est quelques semaines avant cette date et la Marche du 8 mars prochain que le gouvernement a pris une décision qui a subitement remis la question au cœur des préoccupations de la société civile.

En effet, la révocation du Pr Chraïbi, chef de la maternité des Orangers à Rabat, par le ministre de la Santé Houssaïne el Ouardi a fait monter le médecin limogé au créneau, suivi par tous ceux qui réclament une légalisation, même sous conditions, de l’interruption volontaire de grossesse.

Un autre médecin de poids, le Dr Saâdeddine Elotmani, n°2 du PJD, ancien ministre des Affaires étrangères et psychiatre de formation, a pris fait et cause pour la légalisation de l’avortement dans certains cas, à savoir suite à un viol, à une relation incestueuse et quand le fœtus présente une malformation métabolique.

Selon nos confrères d’alyaoum24, une commission aurait été mise en place par le ministère de la Justice conduit par cet autre islamiste de renom qu’est Mustapha Ramid. Cette commission, qui réunit des oulémas et des spécialistes de la question de l’avortement, aurait fait des recommandations en vue d’une réglementation sous conditions de l’interruption volontaire d’une grossesse.

Face au débat de plus en plus vif qui a cours au sein de la société, il semblerait que cette question de l’avortement pourrait trouver une issue législative dans les prochaines semaines, si Ramid donne son accord. Ainsi, les femmes enceintes suite à un viol, à une relation incestueuse ou porteuses d’un fœtus présentant une malformation, pourraient être autorisées à avorter.

Selon certains sources organisatrices de la Marche du 8 mars, on attend une action d’envergure ce jour-là, en vue d’exercer plus de pression sur le gouvernement et le parlement, dans l’objectif d’accélérer la procédure légale. Cette Marche verra la participation de députés, d’anciens ministres (peut-être même de ministres en fonction) et d’acteurs de la société civile, tous favorables à cette légalisation sous conditions de l’avortement.



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