La mort d’Abdallah Baha revient sur le tapis
Le 7 décembre 2014, l’ancien ministre d’Etat Abdallah Baha était percuté par un train à hauteur de Bouznika. Sa mort brutale avait alors fait l’objet de l’ouverture d’une enquête par le procureur général du roi à Casablanca. Le 19 décembre, ledit procureur avait publié un communiqué où il annonçait que les circonstances de la mort avaient été élucidées, que le décès était survenu accidentellement et que l‘affaire était classée. Mais le chef du gouvernement Benkirane est revenu samedi sur cette affaire…
Qu’a dit Benkirane à Dcheira, le 7 mars ? « Si Ssi Baha est mort, nous sommes aussi tous prêts à mourir pour l’amour de Dieu… Il y a des gens qui menacent, et nous, nous savons lire, mais nous ne voulons pas tout dévoiler ». Cette petite phrase a suscité un certain émoi dans les rangs de l’opposition.
Interrogé par nos confrères de Febrayer.com, le chef du gouvernement a répondu que « l’affaire est entendue, que tout est terminé et vous n’avez qu’à revenir au communiqué du parti en ce qui concerne cet événement ». La même réponse a été formulée à d’autres médias, Benkirane insistant sur des menaces émanant de chefs de partis d’opposition contre le PJD et répétant que le décès de Baha est une affaire effectivement classée à ses yeux.
Cela étant, le député istiqlalien Adil Benhamza a adressé une question écrite au ministre de la Justice et des Libertés Mustapha Ramid, lui demandant de « rouvrir une enquête transparente sur les circonstances de la mort de Baha ». L’affaire n’est pas si classée qu’il n’y paraît car il faudra, au moins, attendre la réponse de Ramid à cette question posée par un élu parlementaire.