Lachgar accuse, Ramid récuse

Lachgar accuse, Ramid récuse

S’il est une caractéristique qui marque bien Driss Lachgar, c’est de ne pas faire dans la subtilité. Quand il identifie un adversaire, ou s’en choisit un, il n’hésite pas à lancer contre lui ce qui lui passe par la tête, et ne se soucie absolument pas de la crédibilité de son propos. Il vient ainsi d’accuser le ministre de la Justice et des Libertés d’avoir des parts dans le journal Akhbar Alyoum. Il a eu droit à deux réponses, celle du ministre et celle du directeur du journal Taoufiq Bouachrine.

Mustapha Ramid a donc fait publier hier un communiqué dans lequel il récuse les propos du Premier secrétaire de l’USFP, qui a affirmé que le ministre détient des parts dans le quotidien et que pour cette raison, il lui transmet des informations sur le cas de Khalid Alioua, ancien ministre, ancien patron du CIH, ancien détenu et toujours client de Driss Lachgar. Ramid explique que l’affaire Alioua est traitée au niveau de plusieurs juridictions et que les détails de cette affaire sont bien connus de l’opinion publique.

Quant à Taoufiq Bouachrine, il a  consacré au premier secrétaire son éditorial du mercredi, rédigé au vitriol, dans lequel il revient sur le cas d’Alioua et où il accuse Lachgar de tous les maux, ne s’embarrassant pas de mots agressifs.

Les deux, journaliste et ministre, sont connus pour entretenir de bonnes relations, du temps où le second, alors dans l’opposition, défendait le journal du premier, alors en proie à plusieurs procès. La relation professionnelle ne fait pas pour autant le lit d’une entente illicite où le ministre fournirait des informations au journaliste.

 



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