Driss Benhima, sûr de lui et de ses pilotes

Driss Benhima, sûr de lui et de ses pilotes

Suite au crash de l’A320 de Germanwings, qui a fait 150 morts et qui est dû à un acte de folie suicidaire (et meurtrière) du copilote Andreas Lubitz, le président de Royal Air Maroc Driss Benhima, plus sûr de lui que jamais, prend le contrepied de plusieurs compagnies qui ont annoncé l’obligation d’avoir en permanence deux personnes dans le cockpit.

« La mesure consistant à avoir une 3ème personne qui viendrait remplacer un pilote sortant du cockpit, alors ça c'est une (...) fausse bonne idée qui ne concourt pas du tout à la sécurisation du cockpit », proclame Benhima, précisant que la RAM prend « très au sérieux l'accident, mais que ce genre de décisions ne doivent pas être prises dans la précipitation ». Il n’a toutefois pas expliqué ce que signifie prendre très au sérieux ce drame, hormis le fait de le dire…

Il a ajouté cependant ne pas comprendre « comment une hôtesse ou un steward pourraient aider ou assister un pilote en cas de défaillance ». Sympa pour eux… Mais, cher président, il ne s’agit pas d’assister un pilote ou un copilote à faire son travail, mais de l’empêcher de se suicider et de s’enfermer dans le cockpit.

Et pourtant… l'AESA, l'agence européenne pour la sécurité aérienne, a récemment émis un « Safety Information Bulletin » recommandant aux compagnies européennes la  présence de deux membres d’équipage en permanence dans la cabine de pilotage. Et plusieurs compagnies internationales lui ont emboîté le pas.

Driss Benhima, lui, formé à l’école française, a préféré reprendre l’argumentaire du syndicat français des pilotes de ligne (SNPL) qui estime que la décision de l’AESA a été prise « « dans la précipitation, sans attendre un diagnostic suffisamment complet de l’accident et sans mesure d’impact ». Le SNPL, plus corporatiste que jamais, avait contesté la publication des enregistrements de la boîte noire, jugent que cela avait enfreint les règles du secret professionnel. 150 personnes, dont deux Marocains, sont mortes mais le SNPL œuvre encore et toujours pour les intérêts de ses membres, et Benhima, comme un seul homme, applaudit à cela et suit, aveuglément, les recommandations de ce syndicat.

Une décision gouvernementale, peut-être, pour lui faire entendre raison, sachant qu’en 1994, selon une version officielle, le crash de l’ATR de RAM en 1994 (40 morts), était dû à une volonté suicidaire du pilote.



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