Après une brève tension, l’Espagne tresse des lauriers aux services marocains
Voici deux semaines, une mini-crise avait semblé éclater entre Rabat et Madrid, pour deux raisons : la réaction virulente du ministre des Affaires étrangères espagnol José Manuel Garcia-Margallo contre la présence de l’ancien Premier ministre José Luis Zapatero à Crans Montana à Dakhla, et aussi la saisie d’un arsenal à Agadir par le Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ), des armes entrées par Melilla.
Hier dimanche, le ministère espagnol de l’Intérieur a répondu par écrit à la question d’un parlementaire qui s’interrogeait sur la coopération sécuritaire entre Madrid et Rabat. Le ministère est ainsi revenu sur la décoration en octobre du directeur de la DST Abdellatif Hammouchi, expliquant le geste par le très haut niveau de coopération en matière de lutte antiterroriste entre les deux pays, une collaboration stratégique qui a permis la mise hors d’état de nuire de dizaines de présumés terroristes qui œuvraient dans le financement de groupes djihadistes, dans leur entraînement et dans l’envoi de combattants dans les foyers de terrorisme dans le monde.
En creux, cette confirmation de l’honneur fait à la DST marocaine signifie que l’Etat espagnol tient à une coopération avec le Maroc, dans la lute antiterroriste certes mais aussi dans bien d’autres domaines, et cela veut dire également qu’il peut y avoir des failles de part et d’autre mais que l’essentiel est là, à savoir la solide volonté de poursuivre cette coopération, malgré les hiatus qui peuvent se produire ici et là.