Mort d’un deuxième spéléologue espagnol dans le Haut-Atlas
Hier dimanche, les autorités marocaines avaient confirmé avoir retrouvé les trois spéléologues espagnols dont la trace avait été perdue dès mardi. Les six autres membres de leur groupe, inquiets de ne pas les retrouver à leur point de rendez-vous à Ouarzazate, avaient signalé la disparition des trois hommes et l’information n’avait été rendue publique que vendredi.
Selon les autorités marocaines locales, les trois hommes, qui n'étaient « pas accompagnés d'un guide professionnel », sont « tombés d'une falaise haute de plusieurs centaines de mètres », après que l’un d’eux ait glissé sur une plaque de glace et ait entrainé les deux autres dans sa chute. Depuis, ils étaient pris au piège depuis au moins trois jours au fond d'un ravin difficile d'accès, d'une profondeur de plus de 400 mètres, non loin de la localité de Tarmest, dans une zone de la région d’Ouarzazate, en plein massif du Haut-Atlas, dont les sommets dépassent 3.500 mètres.
Les trois spéléologues - deux (Jose Antonio Martinez et Juan Bolivar) sont des policiers âgés de 41 ans, et le troisième (Gustavo Virues) est un avocat de 26 ans – avaient été repérés, samedi, au pied d'une falaise. L'un des trois, Gustavo Virues, était mort avant l'arrivée des secours. Un deuxième décès - Jose Antonio Martinez – a été déclaré hier soir par les autorités.
Quant au 3ème spéléologue, Juan Bolivar, 27 ans, il aurait déjà été extirpé du ravin, selon des sources du ministère de l'Intérieur citées par la télévision publique espagnole, qui précise qu'il doit être hospitalisé à Ouarzazate.
Les responsables des recherches et les personnels médicaux ont confirmé que « des hélicoptères et éléments de la protection civile » étaient mobilisés dans l'opération de sauvetage, toutefois compliquée par les conditions météorologiques relativement mauvaises dans le Haut-Atlas, et aussi par les difficultés d’accès au site, qui contraignent les sauveteurs à marcher, avec leur équipement, pendant 45 minutes environ. Les hélicoptères ont survolé la zone sans discontinuer, tentant des opérations d’hélitreuillage, mais en vain.