Le Maroc connaîtra une crise de l’eau en 2050 selon la Banque mondiale
Un récent rapport de la Banque mondiale revient sur la crise de l’eau que connaîtra dans les années 2050 la région Mena, et le Maroc en particulier ; ainsi, cette région, qui représente 6% de la population mondiale, ne recèle que 2% des ressources renouvelables en eau de la planète… un déficit sensible pourrait intervenir à l’horizon 2050.
Au Maroc, selon l’organisme international, l’agriculture s’accapare 90% de la consommation en eau. Un effort doit être consenti pour une rationalisation de l’utilisation de l’eau dans l’irrigation, où le système du goutte-à-goutte doit être privilégié à l’irrigation extensive. Les ressources annuelles en eau sont estimées à 22 milliards de m3, dont 18 en surface et 4 en réserves souterraines. Cela donne environ une quantité d’environ 650 m3 par personne et par an, actuellement, et cette quantité est appelée à baisser à 500 m3 en 2030 et à 350 en 2050.
Le rapport indique que la gestion actuelle de l’eau au Maroc n’est pas la meilleure qui soit et que 35% des ressources hydriques potentielles sont gaspillées, d’où la nécessité d’une nouvelle stratégie de l’eau, ce à quoi s’est attelé le ministère à travers l’ouverture des débats sur une révision de la loi 10-95 sur l’eau. Le royaume dispose aujourd’hui de 138 barrages, et 12 sont en construction. Un effort doit être déployé vers une nouvelle stratégie des barrages, tant sur leur construction que sur les actions à mener pour réduire l’évaporation de l’eau et la distribution plus rationnelle des réserves et des retenues.
De fait, le Plan national de l’eau est en cour d’élaboration pour définir les priorités des actions à engager à l’horizon 2030 en vue de permettre de satisfaire la demande en eau des populations, sans préjudice pour le développement économique engagé. Un budget de 220 milliards de DH sera consenti d’ici 2030, qui sera entre autres employé à la construction de 3 barrages par an.