Le 1er mai est à nos portes, les syndicats menacent de sortir dans les rues
A l’approche du 1er mai, les syndicats augmentent traditionnellement la pression sur le gouvernement. L’UMT, la CDT et la FDT demandent à Abdelilah Benkirane de leur répondre clairement à leurs revendications d’augmentation salariale. La menace de la grève n’est jamais loin.
« Nous ne souhaitons pas particulièrement recourir à l’arme de la grève, surtout que les journées non travaillées ne sont pas payées par ce gouvernement mais, s’il le faut, nous le ferons », affirme un responsable de la CDT qui préfère garder son anonymat. En filigrane, on peut comprendre de cette affirmation que les syndicats ne sont pas forcément certains que les fonctionnaires suivraient leur mot d’ordre de grève.
Les syndicats reprochent au gouvernement de geler sans le dire le dialogue social et de ne vouloir le tenir que pour discuter de la réforme des retraites alors que les trois centrales veulent évoquer l’ensemble des sujets, sur la retraite, les salaires…
Les chefs des syndicats annoncent également qu’ils comptent organiser quatre marches dans autant de villes au Maroc, le 19 avril, comme moyen de pression avant une éventuelle grève. Ce matin, au forum de la MAP, le patron de l’Istiqlal et ancien chef de l’UGTM Hamid Chabat a encore martelé que le gouvernement reste sourd aux revendications syndicales et que le Maroc connaît une tension sociale qui pourrait éclater à tout moment. L’UGTM n’a pas encore rejoint les trois autres centrales, mais elle témoigne de la sympathie pour leur mouvement de grogne.