Drame de Tan Tan, Benkirane se dit prêt à démissionner (vidéo)

Drame de Tan Tan, Benkirane se dit prêt à démissionner (vidéo)

Il aura fallu pas moins d’une semaine pour que le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane s’exprime, enfin, sur le drame routier qui a causé la mort de 35 personnes, dont des adolescents, près de Tan Tan. Une allocution peu heureuse et encore moins convaincante… une bafouille politique, même si Benkirane s’en défend.

C’était à l’ouverture du Conseil du gouvernement de jeudi. Mais les codes ont été respectés dans l’allocution de Benkirane. D’abord, « le roi a présenté ses condoléances au nom du peuple et du gouvernement,  et a fait le nécessaire comme il nous a habitués ». Et le gouvernement ?...

« Avant toute chose, il faut dire qu’une enquête est en cours, sur ordre du roi, et elle doit aller au fond des choses, et au plus vite, comme me l’a assuré le ministre de l’Intérieur (qui a déjà exprimé son opinion, sans attendre les conclusions de l’enquête, NDLR), et chacun assumera ses responsabilités dans ce qui s’est produit ».

« Disons-le clairement… dans la plupart des cas, c’est la responsabilité de certains conducteurs qui est engagée du fait de leur inconscience ». Benkirane demande donc aux autorités publiques de se montrer très fermes avec tous les contrevenants au Code de la route… Passons…

« Mais tout cela ne restera pas sans suite… Il nous faut assumer notre responsabilité comme gouvernement… et si on ne peut mettre un terme à ces tragédies, alors au moins faisons en sorte de les réduire au maximum. Les gens ont parlé de responsabilité et nous allons, encore une fois, l’assumer en totalité. Si un ministre, quel qu’il soit, est désigné comme responsable du drame, et qu’il doive s’en aller, alors il s’en ira, et si le chef du gouvernement doit s’en aller, il s’en ira aussi, et si le gouvernement dans sa globalité doit présenter sa démission, il le fera. Car il n’est pas possible que 35 personnes décèdent et que la vie continue comme si de rien n’était. Ce n’est pas sérieux. Et tout cela n’est pas de la surenchère politique qui est le fait de certaines personnes qu’il n’est pas besoin de citer ici. Tout le monde doit être responsable, nous et les citoyens car, en définitive, ce sont les gens qui sont au volant et qui doivent prendre garde à ce qu’ils font ».

Voilà, 6’26’’ comme oraison funèbre pour 35 personnes brûlées vives. Paroles, paroles…, aurait dit la défunte Dalida.



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