Le directeur du Bureau d’investigations BCIJ communique encore et encore

Le directeur du Bureau d’investigations BCIJ communique encore et encore

Depuis son installation voici un mois, le Bureau central d’investigations judiaicires multiplie les sorties d’intervention et les sorties médiatiques. Il semblerait qu’il y ait un point de presse pour chaque type de crime organisé. Le 23 mars, c’était pour le terrorisme et hier, pour le grand banditisme.

Abdelhaq Khiam est donc revenu sur la mise hors d’état de nuire de ce groupe de personnes qui sévissaient dans le triangle Berrechid, Marrakech et Agadir. Munis d’armes à feu à canon scié, d’armes blanches, de matériel pour forcer les systèmes de sécurité et de produits mortels pour les chiens de garde, ces gens faisaient dans tous les types de vol et de brigandage, allant des effractions de domicile au vol de bétail,  en passant par les enlèvements et les sévices imposés à des victimes pour leur extorquer des aveux sur l’endroit où ils cachent leurs biens de valeur.

Mais au-delà de cela, le préfet Khiam est revenu sur des doutes qui commencent à se manifester ici et là, assurant que « ceux qui prétendent que nous fabriquons des dossiers doivent apporter des preuves ». C’est le juriste qui parle. « Que dire à quelqu’un qui avance que nous avons inventé des faits et fabriqué des explosifs ? », là c’est l’homme qui s’exprime…

Certes, mais passer d’une politique de mutisme total à une autre où les déclarations succèdent aux déclarations comporte le risque de voir les gens douter, à tort, mais douter quand même. Le chef du BCIJ est également revenu sur cette affaire Belliraj, cet homme recherché, arrêté, jugé, condamné et emprisonné en 2009… mais qui vient d’être innocenté par la justice belge. Abdelhaq Khiam a ceci de bien qu’il ne se démonte pas pour si peu... Il répond à cela que la Brigade nationale de la police judiciaire – qu’il dirigeait avant de passer au BCIJ – avait fourni aux Belges les indications utiles et nécessaires, preuves à l’appui, et que la justice de Belgique était libre d’agir comme elle l’entendait.

Alors Khiam explique, décortique, communique, et promet que cela continuera ainsi, en attendant la création d’antennes régionales de son Bureau qui, soyez-en sûrs, communiqueront à leur tour. Mais pourquoi n’y a-t-il pas de procureurs qui prennent la parole également avec le préfet du BCIJ ?



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