Choubani réagit, enfin, à ses secondes noces et se dissimule derrière Benkirane

Choubani réagit, enfin, à ses secondes noces et se dissimule derrière Benkirane

Il est ministre, et il sera bientôt bigame. On l’a fortement critiqué pour cela, mais il n’apprécie pas et répond… bottant en touche. Lui, c’est Lahbib Choubani, ministre des Relations avec le parlement et… la société civile, laquelle le critique vertement pour sa future bigamie.

L’affaire de ses épousailles avec Mme Soumaia Benkhaldoune avait commencé à défrayer la chronique depuis plusieurs semaines, mais l’affaire était tellement grosse que même les médias les plus audacieux n’avaient pas osé s’y immiscer. Jusqu’à ce que la nouvelle tombe… celle de sa demande formulée à Mme Benkhaldoune, en compagnie de sa première épouse. Choubani dément alors mollement…

Et puis, dimanche, dans son fief électoral d’Errachidia, là même où le patron de l’Istiqlal Hamid Chabat l’avait violemment attaqué, Lahbib Choubani sort de son silence et attaque ses détracteurs, mais sans dire un mot de cette idylle à laquelle le journal le Monde s’est intéressé sous le titre de « Polygamie en série dans le gouvernement marocain ».  L’affaire s’internationalise…

Qu’a dit Choubani ? « L’opposition veut brouiller l’image d’un chef du gouvernement proche du peuple, en usant et abusant de moyens fort éloignés d’une pratique saine de l’action politique »… et encore « nous sommes arrivés à une situation d’indigence politique dans laquelle les messages envoyés par ces gens sont désormais très clairs et consistent à égratigner le chef du gouvernement par des accusations fausses. Est-ce avec de tels artifices qu’ils vont encourager les Marocains à adhérer à la politique ? ». Est-ce en devenant bigame qu’on donne l’exemple de la modernité, même si c’est légal ?

Des preuves de ces « moyens » et de ces « artifices », Choubani en donne : l’accusation du ministre Abdelkader Amara (PJD) d’avoir consommé de champagne lors d’un voyage au Burkina Faso, ou encore l’accusation de collusion du chef du gouvernement avec Daech et le Mossad (services secrets israéliens) ou enfin l’accusation portée contre lui-même de s’être envolé vers la Turquie pour soutenir la candidature de son fils pour la présidence d’une association estudiantine…

Lahbib Choubani n’évoque pas en revanche cet incident survenu au parlement, en avril de l’année dernière, quand il avait intimé l’ordre à une journaliste de quitter  les lieux au motif qu’elle n’était pas convenablement vêtue, ce qui est faux. La journaliste Khadija Rahali portait en effet une robe on ne peut plus ordinaire et, même dans le cas contraire, le parlement a des services d’ordre pour cela… Etre ministre des relations avec le parlement ne fait pas de vous le gardien de la morale du parlement…

Bref, pour un ministre chargé des relations avec la société civile, ce n’est pas très heureux et lesdites relations ne sont pas gagnées, puisqu’au sein même du PJD, des voix s’élèvent pour dénoncer la future noce de cet homme avec la ministre déléguée de l’Enseignement supérieur, ancienne présidente de la commission centrale du PJD sur la parité…

 



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