Les temps (très) forts du festival Gnaoua Musiques du monde, journée 2

Les temps (très) forts du festival Gnaoua Musiques du monde, journée 2

Après l’ouverture, la parade, les grands concerts des grands noms de la grande musique gnaoua tels que les maâlems Hamid Kasri, Mokhtar Guinéa, Abdelkébir Marchane, et mondiale comme Humayun Khan et Mikkel Nordsø Band, on démarre la journée du lendemain avec le Forum, le matin puis, l’après-midi, l’arbre à palabres et ensuite, la musique, les concerts, les fusions, la passion et les percussions…

Lire Les temps forts du festival Gnao ua Musiques du monde, journée 1 (vidéos)

Le Forum

Ces dernières années, on a souvent parlé de l’Afrique, de son potentiel, de ses investissements et de ses richesses, mais pas assez de ses femmes. Et pourtant…  Elles constituent 70% de la main-d’œuvre du continent et représentent l’ossature des grandes mutations que connaît l’Afrique. Elles sont chefs d’entreprise, elles sont chefs d’Etat, elles sont chefs dans l’ombre et l’ombre des grands noms de ce continent qui naît, qui renaît… Les femmes font l’Afrique et elles viendront, en force, parler de leurs expériences, de leurs défis et de leurs difficultés. Comme chaque année depuis maintenant trois ans, le Forum se tient les matinées du vendredi  et du samedi, en partenariat avec le Conseil national des droits de l’Homme.

L’arbre à palabres

C’est un lieu de rencontre convivial, qui se tient en plein air et se maintient par la grâce des artistes venus causer librement et directement avec leur public ; des discussions animées, libérées, décalées, avec ces artistes que l’on ne voit que sur scène et qui acceptent de partager leurs moments de joies, mais de doutes aussi ; le public, à son tour, est là pour mieux connaître ces chanteurs et musiciens qui parlent, expliquent, décortiquent leur métier.

L’arbre à palabres existe depuis 2006, il a donc neuf ans, la moitié de l’âge du Festival Gnaoua Musiques du monde. Chaque année, à l’Institut français, un public nombreux vient y chercher une place tant l’affluence est grande et les gens accourent pour apprendre à connaître leurs artistes.

La magie de la grande scène Moulay Hassan

Le coup d’envoi sera donné à 20 heures, avec le Guadeloupéen Sonny Troupé, fils de son père, le saxophoniste Georges. C’est dire que le jeune Sonny a bercé dans le rythme et la musique dès son plus jeune âge. A l’école de son père, il apprend divers genres musicaux, avant d’aller parfaire ses connaissances au Conservatoire national de Toulouse, où il obtient diplômes et prix.

Il cèdera la scène au Maâlem Omar el Khayat qui viendra illuminer et rythmer la grande place Moulay Hassan, avec son art de la scène, un art qu’il a affiné et peaufiné, lui instillant de sérieuses doses de reggae.

Ensuite, les deux artistes se retrouveront dans une fusion dont ils ont le secret et qu’il faudra découvrir, les plus belles phrases et les mots les plus recherchés étant insuffisants pour en donner une idée précise.

Et puis, en milieu de soirée, le public étant suffisamment emporté, survolté et élevé, ce sera le tour de Tony Allen… Ce Nigérian est l’un des pères fondateurs de l’afrobeat, ce genre musical consacré par le légendaire Fela Anikulapo Kuti, dont Tony Allen fut d’ailleurs le batteur et le directeur artistique durant 10 ans. L’artiste de 74 ans, et pas une ride à sa musique, viendra endiabler la scène avec ses paroles engagées, son rythme mêlant tradition et modernité, instruments ancestraux et équipements de notre temps…

Les fusions de la scène de la plage

Sous les embruns de la mer et dans la fraîcheur de la plage, de grands noms de la culture gnaouie viendront réchauffer le public.

Cela commencera par une fusion entre le gnaoui blanc, Jauk, et le fameux Aziz Baqbou. Jauk, 71 ans insiste-t-il, de son vrai nom Arman el Maleh, est élevé dans la culture plurielle judéo berbère, arabe et chrétienne  et il est un programme à lui tout seul. Fondateur de différents styles, il n’a jamais hésité à s’aventurer là où d’autres, les meilleurs, n’ont jamais osé aller. Il a l’audace de mélanger les styles les plus improbables et, improbable lui-même, il sait se montrer imperturbable dans ses créations, au point que la Sorbonne lui ouvre ses portes et les grands artistes lui ouvrent leurs scènes. Il sera avec Aziz Baqbou frère de Mustapha et d’Ahmed, fils de Maâlem el Ayachi, un artiste incontournable de la gnaouattitude.

A 1h, le frère Mustapha de ce dernier viendra donner le coup de grâce, plein de grâce, dans une fusion osée entre culture gnaouie et musique universelle de Mikkel Nordsø.

Entre les deux, les Marocains de Darga tiendront la vedette avec leurs fusions enchanteresse et leurs influences fusionnées, et fusionnelles, reggae, ragga, gnaoua, funk, jazz…

Au Borj, Timbuktu fera prendre de la hauteur

A 23 heures, allez au borj, montez les marches, découvrez la scène que le vent fouette et laissez-vous emporter par le rythme envoûtant de Timbuktu, ce groupe qui vous fera voyager dans le temps, musicalement et artistiquement parlant. Un mélange de musiques gnaouie et subsaharienne avec des artistes du Maroc, du Mali, du Sénégal et aussi d’ailleurs. Timbuktu sait montrer ce que signifie, en chant et en musique, la fusion entre le Maroc, gnaoui, et l’Afrique subsaharienne, éblouie et éblouissante.



Articles Similaires





Les plus populaires de la semaine

Vidéos de la semaine





Newsletters

Nombre de visiteurs : 12152