Deux supporters du Raja incarcérés en Algérie, sit-in devant le consulat à Casablanca
Ils s‘appellent Mohamed Yassir Malki et Salmane Elassri, ils sont tous deux supporters du Raja de Casablanca et ils sont en prison en Algérie. Depuis ce vendredi 1er mai quand, à Sétif, au titre de la Ligue des Chamoions de la CAF, l’équipe locale affrontait le Raja. Les forces de l’ordre algériennes avaient chargé les supporters rajaouis, s’en étaient pris à des joueurs, occasionnant des blessés dans les rangs des Marocains. Les deux jeunes gens sont accusés de faits très graves et risquent juqu’à 10 ans de prison…
… « Atteinte à la sécurité intérieure », ivresse publique » et « mise en danger de la vie d’autrui ». les deux supporters ont été débarqués de l’avion à leur arrivée et croupissent toujours en prison. La première audience devait se tenir aujourd’hui, à la surprise de leur défense qui n’a pas été avertie du jour du procès. L’avocat a demande, et obtenu, un report pour lundi prochain pour examiner les éléments à charge et préparer sa défense.
Aujourd’hui, leurs familles ont organisé un sit-in devant le consulat d’Algérie à Casablanca, boulevard Modi Bo Keita, pour protester contre leur emprisonnement, et demandant à ce que les conflits politiques ne détruisent pas la vie de deux jeunes gens dont le seul tort est d’avoir voulu soutenir bruyamment leur équipe.
Aux dernières nouvelles, ni le Raja ni le gouvernement ni l’ambassade du Maroc à Alger ne se préoccupent du sort de Malki et d’Elassri, ou alors ils le font dans la plus grande discrétion.
L’affaire a pris une toute autre ampleur depuis que le Raja a reçu la réponse de la CAF à sa plainte déposée contre le club de Sétif pour mauvais traitements infligés aux public marocain. C’est le secrétaire général de la Confédération Hicham Amrani qui a répondu au Raja, expliquant en se fondant sur le rapport du 4ème arbitre de la rencontre que le président Mohamed Boudrika était entré sur la pelouse et qu’il s’en était pris à l’arbitre, et que donc la responsabilité des heurts et des provocations pouvait être imputée au Raja.