Les FAR affirment qu’aucune preuve n’indique la mort du pilote marocain tombé au Yémen
Les Forces armées royales ont publié un communiqué revenant sur la perte de l’avion chasseur F-16 au Yémen le 10 mai. L’armée marocaine indique que son souci premier aujourd’hui est de retrouver son pilote.
Les FAR expliquent aussi que l'analyse des photos et images relayées par des sites Internet et des réseaux sociaux a démontré qu'il pourrait s'agir de montages, donnant l'exemple de l'image de la silhouette d'un homme en tenue de pilote prise dans un lieu différent géographiquement du lieu du crash et qui « témoigne des mauvaises intentions de ces publications tombées sous l'effet de la manipulation ».
Le communiqué ajoute que cette manière de faire de ces médias est « condamnable et irresponsable » car en montrant l’aviateur, on peut mettre sa vie en danger, étant entendu que rien ne peut certifier avec certitude qu’il est mort à la suite de la destruction de son avion.
« L'espoir de retrouver le pilote encore en vie demeure notre souci majeur », conclut le communiqué des Forces armées, donnant crédit à des informations publiées sur la possibilité d’une action militaire visant à récupérer l’aviateur s’il est toujours vivant.
Cela étant, un site marocain s’est rendu au domicile de la famille du pilote et a recueilli les ractions de la famille. Au-delà du fait que cette manière de montrer la douleur d’une famille submergée par la douleur est aussi douteux, on apprend que personne n’avait contacté les proches du pilote, il y a du moins 48 heures. Si cela est exact, et il est difficile de mettre en cause le témoignage d’une mère, d’une tante, d’une grand-mère, c’est là aussi douteux de la part de la hiérarchie militaire. Il faut le dire, nous le disons.