L’UNICEF s’inquiète de la situation des enfants au Maroc
C’est un rapport récent de l’organisme onusien pour l’enfance, l’UNICEF, qui s’alarme de la situation des enfants au Maroc, dénonçant une violence accrue contre eux et un nombre croissant d’entre eux qui vivent sans domicile fixe, sans compter les mariages précoces…
La santé
Ainsi, l’UNICEF épingle la mauvaise offre de santé à destination de l’enfance, à travers le faible effectif des pédiatres. Plus généralement, des efforts restent à consentir afin d’améliorer la situation sanitaire et médicale des enfants, quels que soient leur lieu de résidence, leur niveau social ou encore leurs besoins. L’accent doit être mis à la fois sur l’offre de soins, l’équipement et les infrastructures, particulièrement en milieu rural. Le budget du ministère de la Santé doit être revu, sachant que ce département ne représente que 5 % du budget total de l’État et que 53 % des frais de santé sont assurés par les ménages.
L’éducation
En ces temps de (laborieuse) réflexion sur le système d’enseignement, d’éducation et de formation pour les deux décennies à venir, l’UNICEF insiste sur les disparités au niveau de l’éducation des enfants et des jeunes, qui restent fortement impactées selon le genre et le milieu de résidence. Le Maroc est appelé à mettre l’accent sur une politique équitable en matière d’éducation afin d’offrir à tous les enfants le droit à l’éducation. Il faut, de plus, améliorer l’offre d’éducation et rendre l’enseignement accessible aux populations défavorisées, surtout en milieu rural. Le gouvernement est invité à élaborer une stratégie éducative en mettant l’accent sur le renforcement du préscolaire et du collégial, tout en développant les synergies entre les secteurs public et privé.
Ainsi, en milieu rural et pour le primaire, seules 33% des filles sont scolarisées contre 57% des garçons. Pour le collège, 9,5% des filles rurales y ont accès.
La violence
Il s’agit de l’un des phénomènes qui s’amplifient de plus en plus au Maroc. L’abus sexuel et les exploitations augmentent. Selon des statistiques formulées dans le rapport, le viol reste le premier type de violences exercées, essentiellement dans les grandes villes comme Agadir, Rabat, Salé, Casablanca, Meknès, mais aussi Beni Mellal, Al-Hoceima, , Lagouira, Taza, Temara et Sraghna.
Le travail des enfants entre également dans cette catégorie, avec quelques 86.000 enfants âgés entre 7 et 15 ans qui exercent une activité « payée ».
Enfin, les enfants des rues, sans domicile fixe, sont encore très nombreux… 25.000 enfants ont été recensés comme vivant seuls, abandonnés, dans les rues, dont environ 25% dans la seule ville de Casablanca. Ces 25.000 enfants concentrent tous les problèmes soulevés, violence, non scolarisation, mauvaise hygiène…