Jennifer Lopez s’invite à son (plantureux) corps défendant dans le débat Much loved
Elle a 45 ans, elle est une diva, elle est divinisée par des dizaines de millions de gens et elle s’appelle Jennifer Lopez. Le festival Mawazine, fidèle à lui-même et à son type de musique, l’a invitée et elle, logique envers elle-même, est arrivée, s’est déshabillée, et à convaincu… 160.000 personnes étaient venues la voir vendredi, mais la polémique a commencé juste après.
160.000, c’est tout de même moins que les 180 .000 spectateurs de Pharell Williams qui a chanté son tube planétaire « Happy »… Mais ce sont quand même 160.000 personnes. Cependant, le problème n’est pas là, il est dans le corps de l’artiste qu’une partie des Marocain(e)s ne sauraient voir.
Aussi, dès après sa prestation et surtout sa diffusion par 2M à 23 heures, les esprits se sont échauffés. Un cadre du PJD, le secrétaire national de la Jeunesse Khalid Bouqariî a donc vivement critiqué la venue de J-Lo à Rabat et a affirmé que « quels que soient ceux qui sont derrière cela, les Marocains ne sauraient l’accepter encore »…
Une page Facebook a été créée pour s’élever et dire tout le mal que pensent ses fans de la venue et de la prestation de Jennifer Lopez. Le ministre de la Communication Mustapha el Khalfi est ainsi instamment invité à expliquer la diffusion par 2M de la soirée de vendredi et à s’expliquer sur ce qu’il compte entreprendre comme mesure. En effet, les internautes s’interrogent sur la contradiction qu’il y a à interdire « Much loved » de Nabil Ayouch et à laisser dans le même Jennifer Lopez faire ses mouvements de postérieur avec ses danseuses.
Et, de fait, le ministre a affirmé dans un tweet qu’il saisira la Haute Autorité pour la communication audiovisuelle (HACA) pour la rappeler à son devoir de conformité de ce qui est diffusé avec la loi et les textes et qu’il appellera aussi aussi le comité d’éthique de 2M à se prononcer.
Enfin, l’Alliance marocaine pour la citoyenneté et les droits de l’Homme a-t-elle décidé d’attaquer en justice tant la chaîne 2M que la HACA, pour « avoir laissé diffuser le spectacle de Jennifer Lopez, sans assurer la protection du jeune public », c’est-à-dire sans informer que ce spectacle est de nature à comporter « des scènes pornographiques qui peuvent exercer une influence sur les enfants et les familles marocaines ».
Une polémique Jennifer Lopez vient donc s’ajouter à l’autre, celle de « Much Loved ».