Les autorités traquent les vendeurs du CD Much loved, et une conférence de Nabil Ayouch annulée à Rabat
Cela a commencé à Marrakech, où les autorités locales ont interpellé un vendeur de CD dans le quartier de Menara, qui propose celui du film controversé Much loved. C’est le site Alyaoum24 qui apporte l’information avec force détails. De plus, ajoute la même source, le classement sans suite de la plainte contre le réalisateur et les comédiennes du film par le parquet suscite des interrogations d’ordre juridique.
Ainsi, Alyaoum24 a mis en ligne une information sur l’interpellation d’un vendeur de CD piratés connu à Marrakech, dans le quartier al Massira, avec en sa possession environ 300 copies du film. Le marchand a été conduit dans les locaux de l’arrondissement, avant d’être déféré devant la police judiciaire du quartier, laquelle doit le présenter au parquet.
Il convient de préciser que selon le réalisateur Nabil Ayouch, le film proposé en piratage n’est pas la version définitive et qu’il comporte des scènes qui ont été retirées par la réalisation ; à preuve, il existe plusieurs versions en circulation, d’une durée variant entre 2h30 et 3h, alors que le film en version définitive ne dépasse pas les 120 minutes. Enfin, les sous-titres du film sont bourrés de fautes d’orthographe, laissant croire que la version piratée répond à des considérations précises, œuvrant à semer le trouble les esprits de ceux qui visionnent ces versions.
Par ailleurs, des juristes à Marrakech contestent la décision du parquet de Marrakech de classer sans suite la plainte contre Nabil Ayouch. Le procureur avait argué du fait que le réalisateur ne réside pas à Marrakech, mais les juristes cités affirment qu’il aurait été possible de saisir la juridiction de résidence du réalisateur.
Enfin, Nabil Ayouch devait tenir hier une conférence dans une école supérieure de Rabat. Mais les organisateurs, surpris par l’affluence du public, estimé entre 1.500 et 2.000 personnes, pour une salle ne pouvant en contenir que le dixième, ont préféré annuler l’événement. Le réalisateur marocain devait bien entendu s’exprimer sur son film et sur la controverse qu’il suscite depuis plusieurs semaines.
Bref, l’affaire Much loved n’est pas encore terminée.