En matière de fragilité des pays, le Maroc en milieu de tableau, avec une « stabilité moyenne »
Le magazine Foreign Policy et le Fonds pour la Paix établissent un barème annuel des nations du monde quant à leur « fragilité ». Le Maroc y occupe le 89ème rang sur 177 pays pour 2014, gagnant 3 places par rapport à un an avant. Il reste néanmoins dans « la partie jaune », celle des pays à « stabilité moyenne ».
Le classement est opéré en fonction d’une douzaine de paramètres, et les notes attribuées varient de 1 à 10. Plus on est proche de 10 et moins bon est le classement par paramètres, et plus la moyenne pondérée est basse et meilleur est le classement du pays. Ainsi, la Finlande, 1ère du classement, affiche le score pondéré de 17,8 et le Sud-Soudan, en queue de peloton, obtient 114,5.
Ainsi, le Maroc est-il plus ou moins bien noté en pression démographique (mortalité, catastrophes naturelles, respect de l’environnement, sécurité alimentaire), affichant un 5,5. Pour les pressions de l’immigration, là encore la note est moyenne, soit 5,3, la même que pour la pauvreté et les contre-performances économiques.
Pour la sécurité et les services publics, la note diminue encore un peu, pour se situer à 5,7. En Algérie, à titre de comparaison, la sécurité est de 8, bien plus mauvaise, et la Tunisie affiche un 7,8. En matière de développement, le Maroc reçoit un très moyen 6,3, et 6,5 pour la légitimité des institutions (le chaos au parlement et la justice brinquebalante y sont pour beaucoup), et 6,6 pour la dispersion de l’élite.
Bien plus préoccupants sont les "griefs de groupes" (vengeance, haine, ressentiments communautaires), où le Maroc est noté à 7,1, et 7 pour les droits humains, autant que pour nos deux voisins algérien et tunisien.
Au total, sa 89ème place, le Maroc l’occupe avec un score total pondéré de 74,6. S’il est très proche de la Tunisie, 86ème, il distance relativement l’Algérie (67ème), mais est très loin devant les deux autres pays du nord de l’Afrique, Egypte (38ème) et Libye (25ème). Les pays du Golfe distancent le Maroc car en matière de services publics et de développement, ils sont bons, contrairement aux droits humains, entre autres…