Rachid Belmokhtar et le ridicule qui ne tue pas

Rachid Belmokhtar et le ridicule qui ne tue pas

Le bac 2015, en première session du moins, est déjà de l’histoire ancienne. Les épreuves sont passées, certains fraudeurs démasqués et les résultats annoncés. Tout cela, dans le mutisme presque total de Rachid Belmokhtar, ministre de l’Education nationale (entre autres)… Mais le voilà qui, après tout cela, vient s’exprimer, en deux temps, et ne semblant pas prendre la mesure du ridicule dans lequel il se place.

1/ Mercredi 24 juin, Chambre des Représentants

Intervenant pour la première fois sur la très gênante question des fraudes durant le bac, le ministre de l’Education se présente donc devant la commission de l’enseignement à la Chambre des représentants et donne sa version des faits. Il commence par récuser les propos de son… chef du gouvernement : « Les déclarations sur les fraudes et la réputation du baccalauréat marocain sont de nature à porter atteinte à la crédibilité du bac », se plaint Belmokhtar, revenant sur les propos d’Abdelilah Benkirane et de plusieurs députés. Puis il affirme, honnête qu’ « il est impossible d’assurer que ces actes de triche ne se reproduiront pas l’année prochaine… cela arrive dans les meilleures universités du monde, comme celle d’Harvard, et aussi dans des facultés en France ».

Et le meilleur pour la fin de l’intervention : « Nous avons contacté Facebook pour les sensibiliser et leur demander de nous assister pour faire face à la fraude, mais nous n’avons pas eu de réponse… ». On attend donc, que Marc Zuckerberg apprenne l’existence de notre ministre et accepte d’endosser ses soucis…

2/ Jeudi 25 juin, Conseil de gouvernement

Il semblerait que les ministres, si l’on en croit le compte-rendu officiel qui a été fait de leur conseil de gouvernement tenu hier, ont été les derniers à apprendre les résultats du bac.

En effet, l’annonce de ces résultats a été faite par communiqué mercredi par les services du ministère, lequel communiqué a été repris par l’ensemble des médias nationaux. Et hier, jeudi, 24 heures après, Rachid Belmokhtar, imperturbable, informe ses pairs de ces mêmes résultats. Fallait-il vraiment qu’il le fasse ?



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