La Chambre des Représentants adopte l’accord d’entraide judiciaire avec la France
Cela semble être le (tout) dernier acte de la longue brouille entre Rabat et Paris, et du long processus de réconciliation entre les deux pays. Le rapprochement avait commencé là où la brouille avait éclaté, dans les procédures judiciaires bilatérales. Le Maroc avait suspendu début mars 2014 les accords de coopération judiciaire. S’en étaient suivis plusieurs épisodes diplomatiques et judiciaires, mutuellement hostiles. Puis un amendement avait été signé en février dernier par les deux parties, et ensuite ratifié par le parlement français le 23 juin, et enfin adopté par la Chambre des Représentants hier 7 juillet.
Le vote a été unanime. Tous les députés présents l’ont voté, et la ministre déléguée aux Affaires étrangères Mbarka Bouaïda a indiqué que cela allait dans le sens du respect des conventions internationales et du respect de la souveraineté des deux Etats, et de leurs justices respectives. Les élus de l’opposition, une fois n’est pas coutume, ont félicité le gouvernement pour sa gestion du conflit qui l’a opposé à l’Exécutif français durant toute une année.
Fin, donc, de l’épisode malheureux entre deux pays traditionnellement amis. Mais les brouilles, quelquefois, consolident une amitié…
Remarque subsidiaire : on ne connaît pas le nombre de votants ni leurs noms, sachant que le 23 juin, le site de l’Assemblée nationale française avait mis en ligne, pratiquement en temps réel, les détails du vote (effectifs de oui, de non, et les noms des élus). Une visite sur le site du parlement marocain indique que le dernier texte adopté et mis en ligne remonte au… mois de mai. Remarque subsidiaire seulement…