Les élections sont maintenues en septembre, et Benkirane explique leur déroulement
Depuis quelques semaines, l’opposition pousse et œuvre à repousser l’échéance électorale communale initialement prévue pour le 4 septembre. Le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane a affirmé lors d’une rencontre publique que rien ne pourrait justifier leur report et que le roi l’avait chargé de les superviser.
Le chef du gouvernement s’est lancé dans une longue diatribe laudatrice pour le ministère de l’Intérieur : « Ce département n’est pas comme les autres. Il s’agit d’un grand ministère qui détient la mémoire politique du pays ». Ensuite, Benkirane a révélé un entretien avec le roi Mohammed VI lors duquel ce dernier lui a reconfirmé qu’il le chargeait de la responsabilité de ces élections.
« Avant 2011, le ministère de l’Intérieur supervisait et gérait les élections et le parti du premier ministre participait aux réunions avec ce ministère, exactement comme les autres partis. Après 2011, j’ai constaté que l’Intérieur tenait à maintenir les anciennes habitudes. J’en ai alors parlé à feu Abdallah Baha qui s’en était ouvert au ministre de l’Intérieur Mohamed Hassad, lequel avait consulté le roi. Alors j’ai reçu un appel de sa Majesté qui m’a indiqué que c’était moi qui devait m’occuper de ces élections », explique longuement le chef du gouvernement.
Ensuite, Benkirane a tenu à préciser que si lui avait la responsabilité politique des élections, il revenait au ministre de l’Intérieur de les superviser techniquement, « car il dispose de l’expérience, de l’encadrement et de la logistique pour cela ». Enfin, et à toute fin utile, le chef du gouvernement a rappelé qu’il n’est pas dans ses intentions d’entrer en compétition, voire en conflit, avec le roi, « car tel est à mon sens l’intérêt supérieur du pays ; je ne peux donc mettre en œuvre la constitution en opposition avec le roi ».