Décès de Mohamed Larbi Messari
Un grand journaliste est parti… un grand journaliste, un homme d’Etat, de conviction et de passion. Ainsi était Mohamed Larbi Messari, ancien journaliste, ancien président du Syndicat de la presse marocaine, ancien diplomate et ancien ministre de la Communication, l’un des hommes-clés du parti de l’Istiqlal, mort samedi 25 juillet à l’âge de 79 ans.
Larbi Messari était né à Tétouan en 1936, et avait débuté très tôt sa carrière de journaliste et d’homme politique. En 1958, alors que l’indépendance n’avait que deux ans, il avait rejoint la radio nationale, puis ensuite les quotidiens al Alam et l’Opinion du parti de l’Istiqlal. 24 ans après, en 1982, il est directeur des deux organes de presse.
Parallèlement à cela, il avait conduit sa carrière au sein de l’Istiqlal d’Allal el Fassi, puis de Mhamed Boucetta. En 1965, il était élu au conseil national puis au comité central du parti et, en 1974, il avait intégré le saint des saints, le comité exécutif.
En 1985, et jusqu’en 1991, il avait représenté le Maroc au Brésil en qualité d’ambassadeur et, en 1998, il entrait au gouvernement d’Abderrahmane el Youssoufi comme ministre de la Communication, puis il en sort en 2000, auréolé d’une demande de décharge de ses fonctions pour n’avoir pas pu accomplir la réforme et la libéralisation d’un secteur journalistique où il a travaillé pendant un tiers de siècle, y occupant toutes les fonctions, de la rédaction à la présidence du SNPM (syndicat national de la presse marocaine).
Ecrivain et intellectuel, feu Larbi Messari était un homme de convictions et de passion. Rassembleur et fédérateur, il n’aura jamais été au centre de polémiques ou de dissensions au sein de son parti, au gouvernement ou en diplomatie.