Driss Lachgar doute de la crédibilité de cette élection
S’agit-il d’une préparation psychologique des militants USFP à une défaite attendue de leur parti ? Cela en a l’air si l’on en croit le message subliminal adressé par le Premier secrétaire socialiste à ses troupes à Agadir, réunies pour le lancement de la campagne électorale du 4 septembre.
« Je vous le demande : existe-t-il un seul pays raisonnable sur cette terre qui organise les élections en été ? Je ne le pense pas ». Le Premier secrétaire récuse le calendrier et conteste le choix de la date, lui qui avait été de ceux qui demandaient l’ajournement du scrutin pour une date ultérieure. S’adressant à ses militants, il leur a parlé de l’organisation de la campagne électorale sur les plages, où « les vacanciers » sont nombreux…
« En décidant de la campagne électorale durant le mois d’août, le gouvernement sait bien, et veut donc, que les électeurs ne soient pas chez eux, là où ils peuvent parler de leurs problèmes et essayer d’y trouver des solutions ». Il s'exprimait ainsi dans le fief de l'un de ses adversaires au sein du parti, le maire sortant Tariq Kabbage.
L’USFP, qui a perdu bon nombre de ses membres éminents depuis plusieurs mois, partis former l’Alternative démocratique, allouera 11,5 millions de DH à sa campagne électorale, dont 6 millions reçus au titre de la subvention publique, et 5,5 millions en provenance du budget du parti. Le parti socialiste a présenté en tout 11.685 candidats pour les communales et 637 listes pour les régionales.