Bataille des conseils communaux et régionaux, la majorité s’organise

Bataille des conseils communaux et régionaux, la majorité s’organise

Il aura fallu deux jours francs après le scrutin et les résultats qu’on sait pour que les dirigeants de la majorité se réunissent et discutent des modalités à retenir et des alliances à établir pour former les conseils régionaux et désigner leurs président(e)s. Première réunion, donc, ce matin 7 septembre, et une seconde est prévue ce soir même.

Lundi 7 septembre, Abdelilah Benkirane (PJD), Mohand Laenser (MP), Salaheddine Mezouar (RNI) et Nabil Benabdallah (PPS) étaient réunis en comité restreint pour discuter de la formation des conseils. Selon des informations obtenues par PanoraPost, c’était là une première prise de contact formelle après les élections. Les grands électeurs sont donc là, et il s’agit de décider qui renonce à quoi parmi les 4 alliés, et qui accepte quoi, en échange de quoi. Le grand marchandage est ouvert. Benkirane, Laenser et Benabdallah sont d’accord pour jouer la partition de la majorité, mais Mezouar voudrait faire cavalier seul et aller chercher des alliés là où il se trouvent, et quels qu’ils soient.

Le PJD a d’ores et déjà annoncé que dans les villes où il détient la majorité absolue, il désignera ses propres cadres, sans ses alliés. Certes, mais pour les régions et les autres conseils communaux, il devrait y avoir de la négociation.

Selon notre source, il semblerait qu’un accord se dessine pour la présidence des villes selon le principe que le fauteuil de président reviendra à celui des 4 partis qui sera arrivé premier à l’élection du 4 septembre. Cette proposition favorise bien évidemment le PJD qui a obtenu le premier rang dans plusieurs villes. Pour les régions, le candidat président est celui aura été tête de liste lors du scrutin du 4 septembre.

Les spéculations vont bon train mais il semblerait qu’elles ne reposent sur rien de bien concret, pour la raison simple que les favoris des chefs de partis ne sont pas forcément ceux dont les noms circulent dans les médias et les réseaux sociaux, et que les dirigeants gardent soigneusement les noms pour eux. Ainsi, on a parlé de Mohamed Ouzzine, défait dans sa commune mais que le MP veut pousser à la présidence de la région Fès-Meknès ; or, il y a contestation du nom dans les rangs du PJD.

Par ailleurs, on prête également à Benkirane la volonté de faire élire son ami et directeur de cabinet Jamaâ Moatassim à la présidence de la Ville de Salé, au point de céder à un de ses alliés la région de Souss-Massa. Enfin, le chef du gouvernement aurait recommandé le nom de Habib Choubani (on se souvient du « couple » gouvernemental et de sa fin politiquement « tragique » pour les deux concernés) pour la présidence de Dra-Tafilalet. Il apparaît donc que, en dépit des procédures internes du PJD, ce soit Benkirane qui ait la main sur les candidatures aux présidences, partant du principe qu’il est le chef du parti et que c’est en grande partie grâce à lui que la victoire du PJD a été possible.

Il faut savoir que c’est mercredi 9 septembre au soir que les noms des candidats à la présidence des villes et des régions devront être soumis à l’administration territoriale concernée, pour un vote le 19 septembre, qui se déroulera à main levée.



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