Les étudiants en médecine haussent le ton

Les étudiants en médecine haussent le ton

Ils l’avaient prévenu, ils ne veulent pas du service médical national obligatoire, et aujourd’hui, ils menacent de boycotter leurs cours. Ils, ce sont les étudiants en médecine, et lui, c’est Houssaine El Ouardi, ministre de la Santé. Et de fait, les étudiants des facultés de médecine de Casablanca, Rabat et Marrakech ont suspendu leur participation à leurs cours. La situation s’envenime et une marche nationale est prévue à Rabat dans les jours qui viennent.

Les griefs des étudiants

Les étudiants qui contestent la décision de service national obligatoire, reprochent à leur ministre d’avoir poursuivi son projet en refusant la concertation et la discussion avec eux. Selon leurs représentants, la grève des cours est suivie à 100% dans les trois villes citées et tout est fait pour que le mouvement se généralise dans les autres facultés du royaume.

Les futurs médecins protestent aussi contre leurs conditions de travail. Ainsi, ils demandent que le ministère augmente le nombre des candidats admis à des postes soumis à concours, surtout que la concurrence durcit avec le nombre croissant d’étudiants en médecine. Les étudiants réclament en outre que soit révisée l’indemnité qu’ils reçoivent pour leur travail de garde dans les centres hospitaliers universitaires.

Enfin, les étudiants s’interrogent sur le sens de cette décision administrative, prise certes avant el Ouardi, qui dispose l’équivalence entre leur doctorat et le master obtenu dans d’autres branches. Ils y voient une injustice à leur égard, eux qui mènent des études longues et pénibles et estiment ne pas être reconnus, et rémunérés, à leur juste valeur.

La position du ministère

Pour sa part, le ministère affirme que le service médical obligatoire ne lèse aucunement les futurs médecins qui y seront soumis puisque durant cette période, ils seront payés comme les autres médecins publics et que deux années passés sous ce régime seront comptabilisées comme quatre années d’expérience.

Concernant les postes soumis au concours, le département d’el Ouardi explique que pour des contraintes budgétaires, il est impossible de créer plus d’emplois, mais que les discussions ne sont pas fermées.

Cela étant, el Ouardi reste ferme puisqu’il ne semble pas vouloir céder à ce qu’il considère être un chantage. Il estime, lui, que si les étudiants ne souhaitent pas suivre leurs cours, ils sont libres d’agir comme ils veulent, sachant qu’in fine ce sont eux les véritables perdants.



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