Confusion pour l’élection du président de la Chambre des conseillers
Alors que le roi Mohammed VI doit ouvrir solennellement le parlement ce vendredi 9 octobre, les partis politiques ne se sont pas encore accordés sur leurs candidats. La logique de bloc politique est encore malmenée, avec le parti de l’Istiqlal qui tient à la présidence, le PAM aussi et le PJD qui se tâte encore…
Lundi dernier, les deux secrétaires généraux de l’Istiqlal et du PAM, Hamid Chabat et Mustapha Bakkoury, s’étaient rencontrés afin de raccorder leurs violons pour l’élection du président de la Chambre. Les deux partis tiennent à avoir cette fonction, le PAM parce qu’il l’avait déjà et aimerait la conserver, et l’Istiqlal parce qu’il est arrivé premier en nombre de conseillers.
Le PAM estime que puisque Chabat avait annoncé son retrait de l’opposition, il devenait en droit de présenter son propre candidat, mais le choix n’a pas encore définitivement arrêté. Ce sera Hakim Benchammass ou Mohamed Cheikh Biadillah, avec un avantage pour le premier. Quant à l’Istiqlal, il devrait mettre en avant le membre de son comité exécutif Mohamed Ansari.
Pour la majorité, rien n’est sorti des rencontres entre ses dirigeants. Et, en pareil cas, bien évidemment, les appétits s’ouvrent. Le PJD semble avoir à son tour l’ambition de prendre la présidence, mais il a peu de chances pour gagner, puisque la majorité est nettement désavantagée numériquement à la Chambre.
Alors il serait possible pour le parti de Benkirane de soutenir le candidat istiqlalien, revenant à cette logique annoncée par Hamid Chabat de soutien critique.