Affaire Maâti Monjib : des mastodontes de la politique marocaine appelle à l’abandon des poursuites
L’historien et intellectuel Maâti Monjib en est à presqu’un mois de sa grève de la faim. Il proteste contre les poursuites, et surtout les tourments, dont il fait l’objet. A l’étranger, un front de soutien s’est organisé et appelle à la fin de ces poursuites. Sur le plan interne, de grands personnages de l’histoire et de la politique marocaines s’impliquent à leur tour…
Ainsi, dans un document appelant à l’abandon des poursuites contre Monjib, trois mastodontes nonagénaires de la politique marocaine ont apposé leur signature et témoignent de la moralité de l’historien ; il s’agit d’Abderrahmane el Youssoufi, ancien premier ministre et ancien premier secrétaire de l’USFP, Mhamed Boucetta, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien SG de l’Istiqlal et Mohamed Bensaïd Aït Idder, ancien chef de l’Armée de libération nationale.
Ces personnalités, aussi expérimentées qu’informées, apportent leur témoignage sur la moralité de Monjib et l’exhortent par ailleurs à mettre fin à sa grève de la faim avant qu’il ne soit trop tard. Ils sont rejoints par d’autres noms d’envergure de la politique marocaine. Saâdeddine Elotmani, ancien ministre des Affaires étrangères et actuel président du Conseil national du PJD, Nabila Mounib, SG du PSU et Ismaïl Alaoui, ancien ministre et ancien SG du PPS.
Maâti Monjib est poursuivi pour des malversations que lui reprochent les autorités judiciaires du temps où il dirigeait le Centre Ibn Rochd. Il a été interdit de quitter le territoire et il semblerait que la justice et l’Intérieur pataugent dans cette affaire.
A l’extérieur, des personnalités de renom, comme Abdallah Hammoudi (Princeton) et Noam Chomsky (MIT) ont pris également fait et cause pour Monjib, rejoints par le prestigieux et influent New York qui lui a consacré un éditorial la semaine dernière.