Le patron du BCIJ se confie à un média suisse et accuse l’Algérie de financer le terrorisme

Le patron du BCIJ se confie à un média suisse et accuse l’Algérie de financer le terrorisme

Il est partout, sur tous les fronts, Abdelhak Khiame, le chef de la Brigade nationale de la police judiciaire et surtout, depuis le 20 mars dernier, du Bureau central d’investigations judiciaires, lui-même relevant de la DST. Multipliant les sorties médiatiques avec les journalistes marocains, il vient d’accorder un entretien au site helvétique 24heures.ch. Il y a distillé des informations utiles, pour qui sait lire entre les lignes.

Répondant à une question qui revient toujours sur les lèvres des journalistes occidentaux, et même marocains d’ailleurs, celle de la torture, Khiame a eu cette remarque : « Je suis dans la police judiciaire depuis 30 ans. Les aveux ne servent à rien si l’on n’a pas de preuves scientifiques. Les forces de sécurité sont toujours accusées de mauvais traitements par les gens qui risquent de très lourdes peines. (…) Les personnes sont arrêtées (sont soumises) à un examen médical avant leur interrogatoire. Elles se voient dicter leurs droits, dont celui d’avoir accès à un avocat ».

Le chef du BCIJ affirme que depuis la création de son Bureau, 17 cellules terroristes ont été démantelées et 147 personnes arrêtées. Quel est leur profil ? « Les gens qui se font endoctriner ont souvent un niveau scolaire qui ne dépasse pas l’école primaire. Ce sont des gens facilement influençables, qui sont issus aussi bien des villes que des campagnes ».

Pourquoi cette efficacité du BCIJ, demande alors le journaliste ? Khiame explique que le Bureau dispose d’ « unités et entraînées et formées à faire face à tous les scénarios (…). Nous arrêtons les personnes avant qu’elles ne passent à l’acte (…). Grâce à nos renseignements, l’Espagne, l’Italie, la France, la Belgique ou encore les Pays-Bas ont pu déjouer des projets d’attentats ».

C’est, enfin, la seconde fois en moins de deux mois que le chef du contre-espionnage marocain (ou co-chef, avec son supérieur Abdellatif Hammouchi, patron de la DST), accuse clairement et explicitement l’Algérie de financer et/ou de soutenir le terrorisme ; la première fois, c’est lors d’une conférence de presse en septembre et la seconde fois au site suisse : « Je ne sais pas pourquoi les Algériens s’obstinent à soutenir et instrumentaliser la RASD (Front Polisario), qui est impliquée dans le terrorisme, la drogue et les prises d’otages d’Occidentaux ».



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