Accord signé entre les étudiants en médecine et le ministre de la Santé

Accord signé entre les étudiants en médecine et le ministre de la Santé

Le boycott des cours est fini, et la tension entre les deux parties aussi. Mardi 3 octobre, un accord a été signé entre la coordination des étudiants de médecine, de médecine dentaire et de pharmacie et les deux ministres de la santé et de l’enseignement supérieur, comprenant plusieurs points. Les étudiants crient victoire et Elouardi fait de la résistance…

L’accord signé et brandi par les étudiants, fiers à juste titre d’avoir fait valoir leurs droits et respecter leur secteur par un ministre qui les avait pris (il faut le dire) de haut, comporte plusieurs points. Et en premier l’ajournement du service civil obligatoire à la fin des études (doctorat ou spécialité) ; les discussions reprendront et cette disposition ne sera mise en œuvre qu’après accord total des deux parties.

Par ailleurs, les « bourses » (ou indemnités) des étudiants de 3ème à la 6ème année seront portées de 110 DH (!!) à 630 DH, en deux fois, en janvier 2016 et en janvier 2017. C’était là aussi l’une des principales revendications des étudiants qui voyaient dans l’indemnité de 110 DH une forme de mépris pour eux et leurs études. Les bourses pour les étudiants en fin de cycle, 7ème année, passeront à leur tour de 900 à 1.500 DH, là aussi aux mêmes périodes.

Quant aux stages auxquels sont soumis les étudiants, les deux ministères s’engagent à mieux les organiser, en construisant notamment des dispensaires aux abords des centres hospitaliers universitaires pour éviter les surcharges. Des concours seront organisés pour les étudiants internes, en vue de leur intégration dans la santé publique, en fixant des seuils minimum, en concertation avec la coordination.

Enfin, une commission sera mise en place, comprenant des représentants des deux parties pour suivre le respect des engagements pris de part et d’autre.

Pour sa part, le ministre de la santé Houssaïne Elouardi, intervenant à la Chambre des conseillers, récuse tout retrait de son projet de service civil et explique que « le projet est suspendu en attendant de trouver un accord qui convienne aux deux parties » ; certes, mais ce n’était pas ce qu’il avait prévu initialement quand il parlait d’une décision prise, et qui avait été entérinée par le conseil de gouvernement qui lui avait marqué son soutien, avant que les étudiants ne fassent reculer tout le monde par leurs protestations. « J’ignore d’où est venue cette idée d’obligation », a assuré le ministre, dont le gouvernement a pourtant envoyé les forces de l’ordre dans le campus de la faculté de médecine de Rabat, avant de comprendre que les étudiants ne plieront pas.



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