Abdelouahed Radi… Courage, fuyons !

Abdelouahed Radi… Courage, fuyons !

C’est, semblerait-il, le nouveau credo d’Abdelouahed Radi… Invité mercredi 4 novembre sur un plateau de France24, avec le militant des droits Fouad Abdelmoumni, pour causer de Mehdi Ben Barka, de sa vie et de son histoire, et surtout de celle de sa disparition à aujourd’hui non élucidée, l’ancien premier secrétaire de l’USFP a préféré quitter nerveusement le plateau.

Egal à lui-même, Fouad Abdelmoumni a exprimé son opinion, selon laquelle « le gouvernement actuel ne décide que de 10% des affaires importantes de l’Etat ; 90% des décisions viennent du palais royal. Ni le ministère de la justice ni le CNDH ne prendront de décision sur la vérité de l’affaire Ben Barka si elle ne vient pas du palais royal. Le legs d’Hassan II est toujours assumé par Mohammed VI ».

Appelé à réagir au propos, Radi est lui aussi égal à lui-même, et peut-être aussi un peu au-dessous… Il a été député durant un demi-siècle, et il a été aussi ministre de la justice, chef de l’USFP et surtout compagnon et jeune camarade de Ben Barka, qui ne le dépassait que de 15 ans d’âge… mais il s’est dérobé… « Ecoutez, j’étais dans l’opposition 40 ans durant et j’ai connu tous les gouvernements, jusqu’à celui de Si Abderrahmane el Youssoufi. Mon parti et moi avons dit notre mot concernant les affaires du Maroc, mais là, aujourd’hui, je ne vais pas faire le procès de mon pays sur le plateau d’une chaîne de télévision captée dans le monde entier. Ces choses et ces procès, je les fais en interne, avec mes compatriotes, avec les autres partis, avec un gouvernement, pas avec d’autres… Si Abdelmoumni veut parler de cela, c’est son affaire, moi, je m’en vais ». Et il s’en fut…

On pourrait objecter qu’il a raison, que le patriotisme, c’est cela, etc etc… Mais il se trouve que le roi Mohammed VI, qui détient en effet le legs de son père Hassan II dans bien des affaires, dont celle de Ben Barka, a adressé une lettre remarquée aux participants à la commémoration du 50ème anniversaire de la disparition de l’opposant marocain à Paris. Radi, en homme politique expérimenté qu’il est, aurait pu en faire état et commenter ce geste du roi. Il ne l’a pas fait, préférant quitter un studio en direct. A notre sens, son geste fait exactement ce qu’il voulait éviter, le procès d’une époque et d’un pays.

Lors de cette comémoration, Abderrahmane el Youssoufi a exprimé son opinion, après avoir lu le message du roi, appelant à établir la vérité sur cette affaire dont les protagonistes importants sont aujourd'hui morts...

Mais chacun son avis…

 



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