Benkirane explique la situation de Tanger et d’Amendis en conseil de gouvernement
Lors de son allocution ouvrant traditionnellement le conseil de gouvernement, Abdelilah Benkirane est revenu sur la situation à Tanger avec l’affaire Amendis. Il a apporté des révélations, mais sans entrer dans les détails, se contentant de reconnaître des anomalies et s’engageant à y remédier.
Le chef du gouvernement a ainsi expliqué que lui-même et son ministre à l’intérieur ayant été sur place, ils se sont adressés aux Tangérois à travers leurs élus et les médias, et qu’il n’y avait donc plus aucune raison pour manifester. Le gouvernement, a encore affirmé son chef, a mis le doigt sur des dysfonctionnements (mot employé deux fois) dans la gestion et la distribution (et la facturation ?) de l’eau et de l’électricité à Tanger et qu’il s’emploie aujourd’hui à remédier à cela.
Il n’y a donc plus aucune raison de manifester sa colère, et de manifester tout court.
Abdelilah Benkirane a en revanche exprimé une sorte de déception à l’égard des médias, qui ont selon lui déformé son propos en ne retenant que certains mots et en les utilisant à mauvais escient. Benkirane pense au mot « fitna » qu’il a employé pour exhorter les Tangérois à ne plus manifester. Il est vrai que le mot, à connotation religieuse, évoque bien plus que ce que le chef du gouvernement a voulu dire, mais le terme n’était en effet pas approprié, sans que cela n’aie besoin d’être instrumentalisé.
Le chef du gouvernement expliqué également que les Tangérois bénéficient d’une attention particulière de la part du roi et que ce sont des instructions royales qui ont conduit le gouvernement à s’atteler à la tâche de résorber, sérieusement, le problème et de restaurer les gens dans leurs droits. Il n’est donc pas besoin de continuer les contestations, sachant, dit Benkirane, qu’il existe des gens prêts à instrumentaliser toute question sociale à des fins non avouées mais auxquelles le gouvernement s’opposera avec fermeté.
En gros, les dysfonctionnements existent bel et bien, le gouvernement, sur instructions royales, s’emploie à y remédier, et le calme doit revenir, mais si ce n’est pas le cas, l’Etat réagira.