L’hiver syndical sera chaud
Quatre centrales syndicales, parmi les plus importantes, ont annoncé lors d’une conférence de presse mardi 10 novembre à Casablanca l’organisation prochaine d’une série de manifestations de protestation pour amener le gouvernement à répondre aux « revendications pressantes de la classe ouvrière ». Le bras de fer se poursuit donc entre syndicats et gouvernement.
Les chefs de la CDT, de l’UMT, de la FDT et de l’UGTM ont ainsi expliqué qu’ils allaient augmenter la pression sur Abdelilah Benkirane, « suite à l’insouciance du gouvernement qui a fait fi des marches ouvrières pacifiques, de la grève générale du 29 octobre 2014 et du boycott des festivités du 1er Mai 2015 ».
Plusieurs actions sont donc prévues et programmées : le 29 novembre 2015 à Casablanca, une marche pacifique de protestation, puis un sit-in général des ouvriers le 8 décembre et, pour finir, une grève générale dans la Fonction publique et les collectivités locales le 10 décembre 2015.
Que demandent les centrales syndicales ? Une hausse générale des salaires et des pensions de retraite, la baisse de la pression fiscale sur les salaires et l’amélioration des revenus, l’augmentation à 6.000 DH des revenus non imposables, le respect des libertés syndicales et du Code de travail et la suppression de l’article 288 du Code pénal.
Bien évidemment, la réforme des retraites n’est pas oubliée, les syndicats réclamant une approche participative pour examiner les modalités retenues par le gouvernement, principalement le relèvement de l’âge de départ à la retraite de 60 à 63 ans.