Amendis, la crise menace de s’étendre à plusieurs villes du nord…
Alors que les manifestations avaient baissé en intensité samedi dernier à Tanger, quand quelques centaines « seulement » de personnes étaient sorties pour exprimer leur colère contre l’entreprise de gestion déléguée de la distribution d’eau et d’électricité Amendis, il est prévu que ce samedi 14 novembre d’autres marches aient lieu, mais cette fois dans d’autres villes du nord.
A Tétouan, la population demande l’application dans la ville des mêmes mesures prises à Tanger, suite à l’intervention du chef du gouvernement et du ministre de l’intérieur sur instructions royales. Les Tétouanais exigent ainsi que des compteurs supplémentaires soient installés dans les logements où résident plusieurs ménages, en plus de la mise en œuvre du « rendez-vous », cet autocollant qui fixe la date et l’heure d’arrivée de l’agent Amendis charger de relever la consommation. Les habitants de Tétouan réclament également la révision, et le changement, des compteurs défectueux par Amendis. Pour tout cela, une grosse manifestation est attendue ce 14 novembre à Tétouan.
Mais dans d’autres villes, aussi, les gens sont sortis et ont éteint leurs lumières. Ainsi, à Fnideq et Mdiq, Martil, plusieurs centaines de personnes ont exprimé leur mécontentement, prenant le relais des deux grandes villes du nord. Les revendications sont les mêmes qu’ailleurs : révision des montants facturés sur un compteur utilisé par plusieurs familles, contrôle des compteurs jugés défectueux, installation d’un compteur par ménage…
Et c’est au tour de Larache d’organiser aussi une marche ce samedi, toujours pour les mêmes raisons et toujours pour les mêmes demandes.
A la Chambre des conseillers, le maire de Tanger et élu parlementaire, le PJD Bachir Abdellaoui, a parlé au nom des habitants du nord et a fait part des griefs suivants : révision des 40.000 factures, faible effectifs des contrôleurs (64 pour 540.000 compteurs), négligence des réclamations des usagers par Amendis, difficulté à mettre en œuvre un compteur individuel, c’est-à-dire par famille… Abdellaoui a dit une phrase qui semble être passée inaperçue, mais qui devrait être prise en considération : « Tous ces points ont été relevés dans les rapports de la Cour des comptes… ». Mais il a affirmé aussi que « les populations n’ont pas demandé au gouvernement de dégager, mais à Amendis, car ils ont un problème avec cette société ».