Le PJD attaque encore le CNDH sur la question de l'héritage
Mohamed Yatim est l'un des grands dirigeants du PJD et c'est à ce titre qu'il présentait les positions de son parti à la Chambre des représentants. Il a parlé de tout, mais une fois arrivé à la question de l'héritage et de l'égalité entre les femmes et les hommes dans ce domaine, il est sorti de son texte et s'en pris au CNDH… et aux herboristes.
Pour lui, les organismes constitutionnels doivent se contenter de leurs missions prioritaires et ne pas sortir du cadre de leurs compétences. Cela pour signifier qu'il existe des questions qui doivent être traitées par les spécialistes et les organismes constitutionnels qui en sont en charge, " au lieu d'entraîner la société dans des débats inutiles comme par exemple sur l'héritage".
Et pour appuyer son propos, Mohamed Yatim fait dans la citation du Coran, puis dans le langage de rue, afin que tout le monde comprenne. Pour le Coran, Yatim récite : " S'ils la rapportaient au Messager et aux détenteurs du commandement parmi eux ceux d'entre eux qui cherchent à être éclairés, auraient appris (la vérité de la bouche du Prophète et des détenteurs du commandement)" (4 : 83). Autrement dit, les gens du CNDH auraient dû s'en remettre aux exégètes ou, plus simplement, au texte coranique, pour la question de l'héritage.
Puis le langage de la rue, en dialectal, sortant du texte : chaque question a ses spécialistes et ses experts, et tout le monde ne peut pas parler de tout. "L'herboriste ne peut pas causer chirurgie, qui nécessite une grande technicité". Et Yatim de rappeler le cas de l'avortement où il existe des différends théologiques, pour bien insister sur le fait que pour l'héritage, le Coran est explicite. Il n'y a donc pas matière à discuter pour cette question de la parité devant la succession et le CNDH doit s'occuper de ce qui le concerne…
Et c'est Yatim, l'un des fondateurs du PJD, qui le dit du haut de la tribune de la Chambre des représentants.