Benkirane s’explique sur les Frères musulmans et les relations du PJD avec eux

Benkirane s’explique sur les Frères musulmans et les relations du PJD avec eux

Depuis longtemps, le chef du gouvernement et du PJD Abdelilah Benkirane est attaqué par ses adversaires sur son inféodation au courant des Frères musulmans en Egypte. Dimanche 15 novembre, dans une rencontre fermée, il expliquait aux jeunes de son parti la nature de ses relations avec les Frères.

Ce sont nos confrères d’Akhbar Alyoum qui rapportent l’information, et détaillent certaines phrases-clé prononcées par Benkirane… « Vous voulez savoir la réalité ? Les Frères musulmans, nous, on ne les connaît pas. Si vous voulez les connaître, il vous faut envoyer quelqu’un qui resterait avec eux 15 jours ou un mois, et alors vous saurez… Ici, vous, vous réfléchissez et vous pouvez critiquer. Chez les Frères musulmans, cela n’existe pas ».

Le chef du PJD poursuit en disant que « ce n’est pas le moment de les critiquer alors qu’ils sont en crise. Ils pensent que leur méthodologie actuelle les fera arriver à leurs fins mais ce qu’il faudrait, c’est que quelqu’un élève la voix pour leur dire qu’il n’en est rien car, en effet, leur problème ne se situe pas au niveau de la prison – ils connaissent – mais dans leur approche et leur méthodologie ».

Enfin, Abdelilah Benkirane conclut en affirmant que « même s’ils arrivent à gagner, ils n’arriveront à rien. Comprenez-moi bien : Si vous voulez faire de la politique, il faut avoir un message à faire passer et aussi vouloir participer à la réforme de ce qui doit l’être. Il ne faut pas que l’accession au pouvoir soit un objectif en soi ».

Le chef du gouvernement voulait tordre le cou, une fois pour toutes, aux informations qui le donnent si proche de cette mouvance égyptienne et panarabe. Il a donc bien précisé que le PJD et le MUR, d’un côté, et les Frères de l’autre, ce sont deux choses différentes. Mais alors, le chef du gouvernement sera appelé à clarifier les relations entre le PJD, parti politique engagé dans la politique institutionnelle et dans les processus de réformes, ce que personne ne peut désormais lui contester, et le Mouvement Unicité et Réforme (MUR), l’aile de prédication et de prosélytisme du PJD.

Si plusieurs dirigeants du PJD ont pris sur eux de rompre avec le MUR, c’est qu’ils doivent avoir une raison de le faire. Il serait bon que, à défaut d’expliquer cette raison, il y ait rupture entre la prédication, forcément religieuse, et le parti, qui agit dans la sphère politique.

 



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