Le prix Grand Atlas décerné à l’intellect et à la parité…

Le prix Grand Atlas décerné à l’intellect et à la parité…

Le prix en est à sa 22ème édition et il récompense les auteurs marocains d’expression française, selon plusieurs catégories. Il a été décerné hier par un jury composé d’intellectuels de différents bords, et présidé par le philosophe français Edgar morin, qui a fait un discours remarqué (en plus d’être remarquable).

Fatima Aït Mous et Driss Ksikes ont été primés pour leur ouvrage intitulé « le métier d’intellectuel ». L’ouvrage consiste en une discussion des auteurs  avec 15 intellectuels marocains de renom, qui sont Abdeslam Benabdelali, Ali Benmakhlouf, Rahma Bourqia, Mohamed Chafik, Mohammed Ennaji, Halima Ferhat, Abdelfattah Kilito, Driss Khrouz, Abdellah Laroui, Fatema Mernissi, Abdelhay Moudden, Hassan Rachik, Abdellah Saaf, Abdelahad Sebti et Mohamed Tozy. « Le métier d’intellectuel » est paru en février dernier aux éditions En toutes lettres, après plusieurs années écoulées pour son élaboration. Connaissant le sens du détail et de la précision de Fatima Aït Mous et de Driss Ksikes, on ne s’en étonnera guère.

Le second ouvrage récompensé est la traduction du Dr Asma Lamrabet, médecin et chercheuse en questions féminines en islam. Le livre « Femmes et hommes dans le Coran, quelle égalité ? » a reçu l’approbation du jury, car, comme le dit France Culture, « il se veut une tentative de « déchiffrage » et de « discernement » de certains concepts coraniques en faveur de l'égalité entre hommes et femmes. Tout en se référant essentiellement à la dimension coranique, mais aussi à l'exemple prophétique, cette analyse ne perd jamais de vue l'ensemble des autres données sociopolitiques et culturelles en cours à ce moment de l'histoire ».

Pour sa part, Edgar Morin a expliqué dans son allocution, largement consacrée au terrorisme, que la lutte contre ce fléau ne passe pas seulement par les armes et le renseignement, mais aussi et surtout par l’éducation et la sensibilisation, en plus de la nécessité de répandre le plus possible les valeurs de tolérance et de coexistence. Il a dit également que la liberté est synonyme de tolérance, mais pas une tolérance « concédée », transcendante ; non, dit le philosophe, la tolérance doit être une valeur pensée, réfléchie et fruit d’une conviction dans laquelle le droit à la différence a toute sa place. Morin a pris enfin comme exemple le Maroc qui a su faire montre d’une société de tolérance et de coexistence (malgré les heurts et les échauffements d’esprit par moments, depuis un ou deux ans environ, NDLR).

 

 



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