A l’aéroport Mohammed VI, il n’y aura plus de passage VIP
Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit… cette formule s’appliquera désormais à l’aéroport Mohammed V où cela n’était semble-t-il pas tellement le cas. Il n’y aura donc plus de passage VIP ou de traitement particulier pour certains privilégiés au départ ou à l’arrivée de l’aéroport international de Casablanca. Tout le monde sera logé à la même enseigne et tout le monde passera par les contrôles, draconiens, de police.
C’est l’information apportée ce matin par al Massae et qui a été reprise par plusieurs médias, sans être démentie par la police. Le quotidien fait état du fait que des instructions ont été données par la direction générale de la police pour que plus personne ne puisse se soustraire aux contrôles, diplomates et/ou parlementaires inclus, sauf peut-être un nombre restreint de personnes.
Qu’est-ce qu’un contrôle de police à l’aéroport ? Un passeport remis à la police des frontières, une fiche de police comportant nombre d’indications (administratives mais aussi motif du voyage, lieu de destination ou de provenance…), et fouille corporelle avant embarquement ; il n’est pas normal que tous ne soient pas soumis à ces procédures et force est de constater que beaucoup de personnes en étaient soustraites. Aussi, à partir de cette mi-décembre, les contrôles auront lieu à l’entrée des aéroports, pour vérifier les identités de tous ceux qui pénètrent dans les aérogares, puis au départ, avec contrôle des passeports des voyageurs, de tous les voyageurs, au moyen de scanners perfectionnés et ultrasensibles..
Aujourd’hui, le Maroc est en état de vigilance maximale en raison des menaces qui pèsent sur le pays, à l’instar des autres, en Europe, en Amérique ou ailleurs. Or, décider de dérogations de contrôle est une chose qui ouvre la voie à tous les dérapages… on commence par des personnalités de premier plan qu’on soustrait aux contrôles, mais après, le risque est la généralisation à d’autres voyageurs, et si on sait où cela commence, on ignore où les choses s’arrêtent. Les nouvelles dispositions de la DGSN sont donc justifiées.