Jeudi 10 décembre, il y avait grève générale au Maroc

Jeudi 10 décembre, il y avait grève générale au Maroc

Après la manifestation nationale du 29 novembre à Casablanca qui s’était soldé par ce qu’il faut bien qualifier un échec, avec la participation d’un maximum de 50.000 personnes sur les 500.000 prévues, la grève générale du jeudi 10 décembre ne semble pas avoir mieux fait. Les syndicats (UMT, CDT, UGTM, FDT) ayant appelé à cette action annoncent une grosse mobilisation, mais le gouvernement se montre serein, et pas trop bouleversé…

L’UMT a publié un communiqué donnant des chiffres : un taux de participation de 75 à 80% dans les ministères, de 93% dans les collectivités locales et un taux de réussite de 100% dans les communes à Rabat, Marrakech et Tétouan. Difficilement prouvable, mais selon des fonctionnaires contactés par PanoraPost à Casablanca, Marrakech et Tanger, le mouvement ne semble pas avoir eu une ampleur aussi considérable que les syndicats veulent le faire croire. Les trains ont normalement circulé ainsi que les transports urbains, mais on relève des perturbations au niveau de quelques conservations foncières et de plusieurs établissements de l’éducation nationale.

Le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement Mustapha el Khalfi a déclaré que la grève s’est déroulée d’une manière tout à fait ordinaire, et qu’il n’était pas « nécessaire d’entrer dans une surenchère des chiffres ». Il a ajouté que « les syndicats ont usé de leur droit de faire grève, ainsi que le stipule la loi ».

Mais son collègue à la fonction publique, Mohamed Moubdiî a expliqué que des ponctions allaient être effectuées sur les salaires des fonctionnaires grévistes. « Il est où le problème? Je respecte la loi. La loi dit que tout travail mérite salaire. Pas de travail pas de salaire ! Ce n’est pas un acte hostile contre les grévistes, mais simplement l’application de la loi », a-t-il expliqué à nos confrères du Le360. Ce à quoi le patron de l’UMT Miloudi Moukharik répond que « la colères des fonctionnaires ne saurait s’arrêter à des retenus sur salaires ni aux pressions et menaces des responsables et supérieurs ».

Rappelons que cette journée de grève s’inscrit dans une série de mesures prises par les 4 syndicats pour faire plier le gouvernement sur la question des salaires de la fonction publique dont ils demandent l’augmentation et surtout sur le problème des retraites.



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