Mustapha el Khalfi revoit sa copie et affirme sa volonté de satisfaire la profession

Mustapha el Khalfi revoit sa copie et affirme sa volonté de satisfaire la profession

Le Code de la presse au Maroc n’en finit pas de faire des remous. Le ministre de la Communication, après avoir soumis à l’approbation du Conseil de gouvernement les textes relatifs au statut du journaliste et au Conseil national de la presse, a été obligé de céder du terrain face à la violente montée au créneau des professionnels. Les amendements aux deux textes, au stade législatif, sont acceptés par le ministre et des corrections seront introduites dans le projet de Code de la presse.

Jeudi 10 décembre, à l’issue du Conseil de gouvernement, le ministre a annoncé que le projet du Code de la presse sera révisé. Mais une révision rapide car, indique el Khalfi, « (il) espère que la nouvelle mouture du Code sera présentée dès la semaine prochaine », et en prenant en compte les remarques des professionnels.

Pour ce qui concerne les deux autres projets, en l’occurrence le statut du journaliste et le Conseil national de la presse, ils ont fait l’objet de 120 amendements pour 90 articles, ce qui est pratiquement un rejet total de la part de la profession. El Khalfi est fier de son projet, disant urbi et orbi qu’il ne contient pas de peines privatives de liberté… mais ce qu’il n’avait pas dit est que l’interdiction d’exercer plane sur toutes les têtes et que les passerelles vers le code pénal sont nombreuses. Et le code pénal, fait inédit, prévoit la prison, la fermeture des supports  et la déchéance des droits civiques, politiques et même familiaux.

Interrogé par nos confrères de l’Economiste, le ministre a expliqué que selon lui, « la presse marocaine doit être un contre-pouvoir par rapport au pouvoir exécutif et même parlementaire. Nous devons avoir une presse responsable qui prenne en considération son rôle majeur dans l’édifice démocratique de notre pays ». Certes, mais sans trop déchoir ou embastiller quand même…

Contacté par PanoraPost, Mustapha el Khalfi est catégorique : « Nous allons revenir sur les articles prévoyant la déchéance des droits et l’interdiction d’exercer ; J’ai bien entendu l’appel de la profession et qi erreur il y a eu, elle sera corrigée dans l’intérêt des journalistes. De plus, le ministère de la justice prévoit l’instauration de Chambres de justice spécialisées, comme pour la justice ».

Attendons donc la semaine prochaine et la réaction de la Fédération des éditeurs et de son président Noureddine Miftah.



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