Les Marocains se plaignent de plus en plus des SMS intempestifs
Depuis sa création en 2010, la Commission nationale de contrôle de protection des données à caractère personnel (ou CNDP) s’inscrit résolument et progressivement dans les habitudes du consommateur marocain. Ce dernier s’adresse de plus en plus à la Commission nationale pour faire état des messages publicitaires qu’il reçoit aussi de plus en plus souvent.
Ainsi, selon nos confrères de l’Economiste, la Commission nationale a reçu pas moins de 142 plaintes pour l’année 2014. Si l’on peut considérer ce chiffre insignifiant par rapport aux dizaines, voire aux centaines de milliers de cas d’intrusion publicitaires, il faut également convenir que les plaintes sont, numériquement, en augmentation constante, et même exponentielle. En effet, la Commission a reçu une seule plainte en 2011, 7 en 2012 et 43 en 2013.
Sur ces 142 plaintes de 2014, le secteur du commerce vient en tête avec 24 plaintes, suivi de l'immobilier (19) et des télécoms (14). Les salles de sport, centres de formation et call centers, à eux trois, font l’objet de 19 plaintes. Les banques et assurances, avec leurs batteries de conseils juridiques, connaissent les risques et arrivent en retrait, avec 4 plaintes seulement pour l’ensemble de ces entreprises du secteur financier.
La tâche de la Commission se trouve inscrite dans le marbre de la constitution, en son article 27 qui dispose que « le droit à l’information ne peut être limité que par la loi, dans le but d’assurer la protection de tout ce qui concerne la défense nationale, la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat, ainsi que la vie privée des personnes, de prévenir l’atteinte aux droits et libertés énoncés dans la présente Constitution … ».
Mais bien avant l’adoption de la constitution, la loi 09-08 avait été promulguée dans l’objectif de la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel.