Nouvelles manifestations des enseignants stagiaires dans plusieurs villes
Aujourd’hui jeudi, les enseignants stagiaires ont organisé nombre de marches et de sit-in dans plusieurs villes du pays pour protester contre les fameux décrets dissociant le recrutement de la formation et réduisant de moitié le montant des bourses. Comme prévu, ainsi que l’avait affirmé le ministre de l’Intérieur, ces manifestations ne sont pas autorisées et ont donc été bloquées. Et comme prévu aussi, des heurts semblent s’être produits à Kenitra et à Inezgane.
A Kenitra, les enseignants ont trouvé un mur de police face à eux. Ils ont essayé de passer et en ont été empêchés par les forces de l’ordre. Les manifestants ont indiqué que 8 blessés ont été transportés en urgence vers les hôpitaux et la police a indiqué que, effectivement, cela a été le cas, mais que les « blessés » ont quitté l’hôpital sitôt y être arrivés... La préfecture de police de Kenitra a expliqué que l’ordre a été maintenu, sans violence ni blessés parmi les jeunes stagiaires.
A Inezgane, les mêmes causes ont engendré les mêmes effets. Les enseignants ont manifesté, soutenus par des associations de défense des droits. Les forces de l’ordre ont là encore intervenu pour faire respecter la légalité.
A Tanger, la police a été plus réactive, anticipant le mouvement des manifestants. Le dispositif a été déployé tout autour des centres de formation pour empêcher les jeunes de sortir.
Le débat reste sémantique. Les manifestants parlent de « violence » alors que la police, comme le chef du gouvernement au parlement, emploient le terme « force ». Or, la force n’entraîne pas nécessairement la violence...