Hamid Chabat rend visite à l’enseignante stagiaire blessée

Hamid Chabat rend visite à l’enseignante stagiaire blessée

Cela sonne comme de la récupération politique, ou du moins s’en approche beaucoup... Le secrétaire général du parti de l’Istiqlal Hamid Chabat s’est rendu mardi 19 courant au chevet de Lamia Zeguiti, cette enseignante stagiaire blessée lors de l’intervention des forces de l’ordre contre les manifestations des enseignants à Inezgane, le fameux « jeudi noir ».

Les images de cette jeune femme ont fait le tour de la toile et ont secoué la classe politique puisque le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane a été interrogé sur les faits à la Chambre des conseillers, et y a répondu, et que le ministre de l’Intérieur Mohamed Hassad avait indiqué devant les députés de la Chambre des représentants qu’une enquête avait été ouverte pour connaître les circonstances de l’intervention policière et des blessures occasionnées à la jeune femme. En principe, cela devait s’arrêter là, en attendant les résultats de l’enquête.

Mais Hamid Chabat, qui avait un temps amorcé un rapprochement avec le PJD, en septembre dernier, semble avoir renoué avec l’animosité qui caractérise ses liens avec Benkirane. Ainsi, accompagné de membres dirigeants de son parti et de l’organisation de la Jeunesse istiqlalienne, il est parti au domicile de Mme Zeguiti pour s’enquérir de son état. Elle a été opérée suite à une fracture constatée au niveau de la clavicule et à des traumatismes crâniens.

Le chef de l’Istiqlal a assuré la jeune blessée de la solidarité et de l’empathie de son parti, et a également promis que l’Istiqlal tentait de trouver une issue à ce problème qui alimente depuis plusieurs mois une contestation des enseignants stagiaires contre le gouvernement. Celui-ci, on le rappelle, avait réduit de moiité la bourse de ces stagiaires (de 2.454 DH à 1.200 DH), et avait dissocié le recrutement automatique des jeunes stagiaires à l’issue de leur formation. 10.000 sont concernés par cette formation alors que seuls 7.000 seront embauchés au sein de la fonction publique.

Alors que l’Istiqlal promet donc une médiation entre gouvernement et contestataires, Benkirane et plusieurs de ses ministres avaient laissé entendre la possibilité de décréter cette année scolaire comme année blanche.



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