Des répliques du séisme au nord du Maroc font des remous dans la classe politique
Il y a eu plusieurs répliques au tremblement de terre enregistré au large des côtes méditerranéennes du Maroc lundi matin. De faible puissance, mais récurrentes, semant une forte inquiétude parmi les populations.
Mardi en milieu de journée, deux secousses ont été ressenties par la population d’al Hoceima, mais elles ont été d’une force de 3,3 et 3,6. Une dernière a été enregistrée dans le golfe de la ville vers 23h30. Les habitants de la ville ont été nombreux à sortir dans les rues et plusieurs familles ont dormi à la belle étoile.
A Rabat, des parlementaires ont souhaité interpeler le gouvernement pour le questionner sur les mesures prises pour rassurer la population. Mais si les élus PJD ont retiré leurs interventions, le député USFP Mohamed Melahi a critiqué le manque d’action du gouvernement. Le ministre de la Communication Mustapha el Khalfi a répondu qu’il fallait éviter d’en faire une question politique.
Et pourtant, la majorité parlementaire a été la première à politiser le séisme. D’abord par le retrait des questions de ses élus, PJD et RNI, et ensuite par l’attaque d’el Khalfi contre l’audiovisuel public qui, selon lui, a montré une certaine « légèreté » dans son traitement de ce qui aurait pu être une catastrophe.
Le ministre de la Communication a révélé que 15 personnes ont été admises à l’hôpital, et que deux restaient en observation. Quelques dégâts matériels dans les constructions ont également été constatés à al Hoceima, et une équipe de la municipalité d’al Hoceima parcourt la ville à la recherche d’autres traces du tremblement de terre.
Les spécialistes de l’Institut de géophysique expliquent quant à eux que le phénomène des répliques est normal et naturel, mais qu’il n’est jamais de forte amplitude. Ce qui est sûr, en revanche, est qu’une forte secousse est très difficilement envisageable dans le proche avenir.