La date des élections législatives arrêtée

La date des élections législatives arrêtée

La présidence du gouvernement a arrêté la date des élections législatives. La décision devrait être annoncée publiquement demain jeudi 28 janvier à l’issue du Conseil de gouvernement, et elle fait honneur à la (jeune) démocratie marocaine.

PanoraPost a appris de source sûre que le scrutin se tiendra le vendredi 7 octobre 2016. S’il n’y a pas de changement, la légalité constitutionnelle sera ainsi respectée. En effet, la constitution dispose en son article 62 que « les membres de la Chambre des Représentants sont élus pour cinq ans au suffrage universel direct. La législature prend fin à l’ouverture de la session d’octobre de la cinquième année qui suit l’élection de la Chambre ».

Le timing constitutionnel sera donc parfaitement respecté car le deuxième vendredi d’octobre (le 14), selon l’article 65 de la Loi fondamentale, le roi ouvre la session d’automne. Il aura en face de lui les nouveaux représentants, élus une semaine avant.

Un débat s’est ouvert ces dernières semaines sur le calendrier électoral, sachant que l’aïd al-kébir aura lieu cette année vers le 10 septembre, avec tout le ralentissement des activités politiques et sociales que cette fête induit traditionnellement dans notre pays.

Les mois de novembre ou de décembre avaient également été envisagés par certains observateurs et médias, mais il ne fallait pas non plus trop tarder pour la double raison de la tenue de la COP22 sur nos terres (du  7 au 18 novembre 2016) et de l’illégalité constitutionnelle que cette date allait induire au regard de l’article 65 susmentionné.

L’autre date qui avait été suggérée était le mois de juin, mais c’est également la période des examens et du ramadan. Le taux de participation en aurait été fortement perturbé, voire tourmenté…

Cela étant, le problème du mois d’octobre est qu’il y aura changement du gouvernement au lendemain des élections, et très certainement du chef de la diplomatie aussi, qui devra pourtant conduire en grande partie les préparatifs diplomatiques de la COP22. Un nouveau chef du gouvernement (sans doute) et un nouveau ministre des Affaires étrangères (certainement) seront aux commandes de leurs départements respectifs, donc novices, pour discuter avec les nations du monde leur présence au plus haut niveau possible à Marrakech en vue de cette conférence mondiale.



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