Enseignants stagiaires, c’est reparti pour un tour…
Le gouvernement n’a pas convaincu les enseignants stagiaires, qui rejettent ses propositions
On pensait que la réunion du samedi 23 janvier avait mis un point final à la contestation, mais ce n’est apparemment pas le cas. Les enseignants ont officiellement rejeté hier les termes de l’accord.
Ce dernier leur avait été proposé par le wali de Rabat, représentant le ministère de l’Intérieur, lequel agit au nom du gouvernement. Que disait cet accord ? Que le gouvernement était disposé à recruter les enseignants stagiaires, après un concours, en deux tranches, la première (7.000) courant l’été 2016 et la seconde (les 3.000 restant) 4 mois plus tard, et qu’il était prêt à rediscuter de la réduction de la bourse, réduite de moitié. En échange, les stagiaires s’engageaient à reprendre leurs cours.
Mais la coordination de ces enseignants a décidé de refuser l’offre et de poursuivre le bras de fer. Les jeunes demandent la levée pure et simple des deux décrets pris durant l’été passé, et qui, d’une part, dissocient la formation du recrutement et, d’autre part, abaissent le montant des bourses de 2.454 DH à 1.200 DH.
Que répond le gouvernement ? Par la voix de Driss Drissi el Azami, ministre du budget, il affirme globalement que tout est possible, mais dans le cadre des deux décrets. Et c’est précisément ce que récusent les « enseignants de demain » : tout est possible, dès lors que les deux décrets sont abrogés. Retour à la case départ.
C’est donc une question de principe. Le gouvernement ne veut pas se déjuger, mais il joue gros car la contestation va reprendre de plus belle, et on ne peut passer sa vie à taper sur les gens, surtout quand ils sont censés former les générations futures…